vendredi 16 novembre 2018

Un matin d'hiver pour nous et les oiseaux.

Au petit matin, les juncos (j'en ai compté 14) et les Bruants hudsoniens étaient déjà à la recherche de graines sur les plateaux où ils avaient l'habitude de s'alimenter. Petit problème pour eux cependant, une bonne couche de neige recouvrait les plateaux à découvert. Certains oiseaux ont  bien tenté de dégager les graines avec leurs pattes mais la plupart d'entre eux ont préféré se ruer sur ceux où la nourriture est plus accessible sous l'avant-toit de ma galerie.

Comme on annonçait une bonne bordée de neige, je n'ai pas été surpris de voir depuis 2 jours un achalandage important à nos mangeoires. Plusieurs migrateurs sont encore dans les parages. Nous avons vu 2 Quiscales bronzés, un Carouge à épaulette et un Bruant à gorge blanche qui normalement ne devraient pas passer l'hiver ici. J'imagine qu'ils vont entreprendre leur migration dans les prochains jours.

Par contre, nous avons eu de la belle visite. Un Pic à ventre roux s'était présenté à un plateau le 25 octobre. Il avait fréquenté ce plateau pendant 4 jours et comme la chaleur était revenue, il semblait nous avoir quitté.


Il était réapparu la semaine dernière mais encore là, plus de signe de lui jusqu'au 12 novembre. Mais voilà, Depuis que le froid s'est installé, il vient assez régulièrement au bloc de suif. S'il persiste à demeurer chez-nous, ce sera le quatrième hiver que nous aurons sa présence.


Deux Bruants fauves nous ont honoré de leur présence pendant plus d'une semaine.



Puis depuis 2 jours ce sont les Gros-becs errants qui fréquentent nos plateaux. Ils sont un peu craintifs car nous avons 8 Geais bleus qui font la navette entre chaque plateau, ce qui a pour effet de chasser tous les autres oiseaux.


J'ai donc dû grillager certains plateaux pour permettre aux oiseaux plus petits de pouvoir  également ce nourrir. Les carreaux de 2'' X 2'' permettent au Gros-bec et Cardinal rouge de pouvoir être traversés mais ils empêchent le Geai bleu d'avoir accès aux graines.





Nous avons toujours nos oiseaux habituels comme les pics mineurs et chevelus. Parfois le Grand Pic se présente. Les sitelles et les mésanges reçoivent quotidiennement  leur ration de vers. Les tourterelles sont de plus en plus nombreuses. Nous avons même reçu quelques étourneaux. Ils sont magnifiques avec leur plumage d'hiver.




Cependant, le nombre de chardonnerets se limite actuellement à quelques individus et nous ne n'apercevons plus de roselins.

Note:
-  Comme les températures froides semblent définitivement installées, il est bon d'offrir en permanence du gras animal. N'oubliez pas que le pain d'oiseaux est également un excellent aliment énergétique pour bon nombre d'oiseaux. J'en offre même aux bruants et juncos sur leurs mangeoires de sol sur lesquels je mets millet et alpiste.



 - Si vous avez pris l'engagement de nourrir les oiseaux cet hiver, il est préférable de le maintenir car les oiseaux s'habituent à un endroit et ils vont compter sur une alimentation constante. Il faut cependant savoir que les oiseaux ne se nourrissent pas qu'à un seul poste d'alimentation. Il faut donc espérer que ce ne sont pas tous les postes qui cesseront d'être maintenus régulièrement.







jeudi 18 octobre 2018

Il est temps de préparer la table pour nos oiseaux d'hiver

Présentement de nombreux migrateurs visitent notre jardin et si on veut en retenir quelques-uns, il est temps de préparer les lieux où ils pourront s'alimenter tout l'hiver.
Actuellement ce sont les Merles d'Amérique, les Bruants à gorge blanche, les Bruants à couronne blanche et les juncos qui sont les plus nombreux au Jardin ailé.
Nous avons donc mis en place nos plateaux d'hiver et installé plusieurs mangeoires à l'abris des intempéries sous l'avant-toit de notre salle à diner. Les oiseaux ont rapidement trouvé l'endroit et ils se sont habitués à notre présence derrière les fenêtres.

J'ai été passablement occupé cet été à refaire une beauté à notre jardin puisque mes 3 dernières années ont été davantage orientées vers l'étang Burbank. Comme notre propriété est à vendre il fallait bien donner un coup de barre pour tout remettre à l'ordre. C'est la raison principale pour laquelle j'ai eu peu de temps à consacrer à mon blog. Comme l'hiver est à nos portes, j'imagine que je pourrai reprendre plus régulièrement mes écrits.

Voici quelques photos captées cet été. Les vers étaient à l'honneur.










Et la gelée de pomme était aussi appréciée



Puis un Bruant chanteur à élevé un vacher






dimanche 15 juillet 2018

Tout un succès pour notre dernière porte ouverte

Soixante neuf personnes se sont présentées pour notre porte ouverte du 8 juillet. Les deux goupes affichaient complets. Durant cette journée, nous avons dénombré 24 espèces d'oiseaux.
Le jardin était dans toute sa splendeur. Plusieurs ont réalisé sur place le nombre d'arbustes et de fleurs qu'on pouvait offrir aux oiseaux durant les 4 saisons.
Pour l'occasion, nous avions étalé nos mangeoires d'hiver et nos nichoirs. Les visiteurs pouvaient admirer les oiseaux aux mangeoires d'été. De nombreuses explications ont été données sur la plupart des spécimens.
Les propriétaires du Jardin ailé tiennent à remercier tous les visiteurs qui se sont présentés et même si la température était à son meilleur, cette visite de 3hres demandait une certaine patience. Dans le groupe de l'après-midi, il y avait des gens qui avait fait 3 hres de route pour venir nous rencontrer. Espérons que nous avons pu répondre à leur attente.

Je tiens à remercier ,Camille Dufresne, Claude Tancrède et Rolland Hamel pour les photos qu'ils ont bien voulu partager avec mes lecteurs. En voici quelques-unes.


Groupe de la SLOE en A.M.









Groupe en P.M.













dimanche 17 juin 2018

Réouverture exceptionnelle du Jardin ailé le 8 juillet en p.m.



Le jardin ailé ouvrira ses portes à nouveau le 8 juillet 2018 en p.m. Comme j'ai accepté d'offrir une visite de notre jardin à mon club d'ornithologie (SLOE), il n'y a guère plus de travail  d'offrir au public une visite guidée des 4 acres du Jardin ailé complètement aménagé pour les oiseaux.

Vous serez à même de constater l'étroite relation qui existe entre le Jardin ailé et l'étang Burbank. 

La première visite aura lieu à 13h30 beau temps mauvais temps. Si un trop grand nombre de visiteurs s'inscrivent il y aura une deuxième visite guidée à 15h30.

N'oubliez pas que c'est une porte ouverte tout à fait exceptionnelle. Nous avions fermé nos portes il y a quelques années et nous avions par la suite refusé plusieurs demandes. C'est donc une occasion probablement unique de pouvoir visiter notre jardin.

Les réservations sont obligatoires 
Je me dois de planifier le nombre de visiteurs. Pour réservation, vous pouvez m'envoyer un courriel à     ve2giy@gmail.com  ou appeler à 819 571-3075

Merci


dimanche 10 juin 2018

22 canetons branchus quittent le Jardin ailé pour l'étang Burbank

Hier après-midi, au Jardin ailé, 22 canetons de la même couvée se sont jetés dans le vide pour entreprendre leur marche vers l'étang Burbank. Ce nombre élevé de petits ne peut-être que le résultat d'un nid de dépôt. Presque annuellement, le trou de cet érable est convoité par plusieurs femelles et il est fréquent de voir 2 et même 3 femelles pondre dans ce même nid.
C'est un pur hasard que nous avons eu la chance, moi et mon épouse, de pouvoir assister à cet événement cette année. Par le passé, il était facile de prévoir une tombée de canards car tous mes nichoirs étaient munis de caméra avec diffusion en temps réel sur un écran. Je savais alors que la tombée aurait lieu tout près de 24 heures après avoir constaté la première éclosion.
Comme tous les nichoirs et les cavités sont à plus de 8m, j'ai mis fin cette année à l'installation des échelles pour la pose des caméras. Je ne pouvais donc prévoir le moment de cette tombée de canards. C'est en sortant de mon sous-sol que j'ai dérangé la femelle qui s'est envolée pour se déposer pas très loin. Elle venait de m'indiquer qu'elle se préparait à quitter le nid avec sa famille.
Nous nous sommes donc retirés à l'intérieur de la maison et par la fenêtre de notre chambre nous avons à nouveau assisté, après 2h30 d'attente, à cette merveille de voir de si petits êtres se jeter dans le vide et rebondir au sol sans jamais montrer de blessure ou déconfort dans leur démarche.

Voici en quelques photos ce à quoi nous avons assisté.

La femelle sait très bien que nous sommes là à la surveiller à moins de 20m d'elle. La fenêtre est grande ouverte et elle n'est pas sans entendre le moindre bruit qui provient des appareils photos et de nos chuchotements. Elle nous épie et nous écoute mais elle devra quand même donner l'ordre à ses petits de sauter car leur survie en dépend. Comme la femelle ne joue qu'un rôle de protectrice, elle doit tous les rendre à l'étang pour qu'ils puissent se nourrir.




Après plusieurs entrées dans le nid et sorties sur le bord du trou elle donne le signal du départ. Les premiers petits apparaissent au côté d'elle. Un premier se jette dans le vide, la femelle le suit de près en se jetant elle-même au sol.


Puis les autres suivent.


En moins de 45 secondes ils sont tous au sol. La femelle va attendre jusqu'au dernier avant de tous les rassembler autour d'elle et partir vers l'étang.



Cette année, assisterons-nous à nouveau à d'autres tombées? Nous avons encore 3 femelles branchues qui sont à couver dans des nichoirs et une femelle Grand Harle. Il faudra être chanceux tout comme hier. Vraiment une bonne année au Jardin ailé pour les nichées.

Voici maintenant où nous en sommes avec nos merlebleus.

Nous avons eu un taux d'éclosion de 100%. Déjà les oisillons de notre premier couple sont fortement emplumés. Ils devraient quitter le nid dans environ une semaine.



Pour notre deuxième couple, arrivé plus tardivement, les petits n'ont que quelques jours.



Présentement, nous constatons plusieurs espèces qui sont à nourrir leurs petits comme les mésanges, les sitelles, les pics, les bruants, le Geai bleu etc. Également un couple de Moqueurs chat est à construire son nid directement dans un buis attenant à la fenêtre de notre salon. Il est fort probable, que sa première couvée à été  détruite par une corneille, un geai ou autre. Tout comme le Merle d'Amérique, il est fréquent qu'ils se fassent piller leur première couvée.

mardi 29 mai 2018

Toute une brochette de parulines au Jardin ailé

Durant quelques jours nous nous serions crus à Pointe Pelée, tellement il y avait d'espèces d'oiseaux à notre petit ruisseau. Nous avons pu enrichir notre liste avec deux nouvelles espèces de parulines vues au Jardin ailé. Nous n'avions jamais vu la Paruline à tête cendrée ni la Paruline du Canada à notre jardin. Nous avons vus 13 espèces de parulines et nous avons pu en photographier 11 espèces à partir de notre verrière. Il est fort probable que si nous avions arpenté notre jardin régulièrement, nous aurions pu en noter davantage. Comme l'activité était à son comble à nos 2 plans d'eau, nous nous sommes limités à ceux-ci.

Voici quelques photos de parulines.

Paruline noir et blanc











Paruline jaune
















Paruline tigrée










Paruline à gorge noire









Paruline à flancs marron










Paruline à tête cendrée











Paruline à croupion jaune











Paruline du Canada











Paruline à poitrine baie














Paruline rayée












Et des Parulines obscures à la tonne. Il y  en avait partout: dans les arbres, les plans d'eau, la perche, les arbustes, etc. C'était la frénésie et nous assistions à un spectacle que nous n'avions jamais vu auparavant.




 En plus de ce nombre incroyable de parulines, nous avons été bien servis avec les autres espèces également. Nous relevons plus d'une vingtaine d'espèces par jour et parfois nous frôlons la trentaine.
Je vous présente le Moqueur chat devenu tellement familier qu'il nous suit un peu partout. Nous avons 3 couples nicheurs. Nous assistons régulièrement à une bataille entre eux lorsqu'il s'agit de protéger leurs vers de farine, leur pain d'oiseaux ou leur gelée de pomme.

En voici un sur son poste d'observation



À chaque année, le Cardinal à poitrine rose s'arrête quelques jours chez nous. Malheureusement, nous n'avons pu le séduire suffisamment pour le faire nicher au Jardin ailé.



Encore une fois cette année, les merlebleus (nous en avons 2 couples) se sont installés dans nos nichoirs à ventilation contrôlée. Comme la chaleur semble vouloir persister, j'ai enlevé la fenêtre des nichoirs aujourd'hui et j'en ai profité pour vérifier l'état des nichées. Dans l'un, 4 bébés de quelques jours (éclosion à 100%) et dans l'autre 4 œufs. Espérons qu'ils feront une deuxième nichée chez nous.
Leurs 3 repas quotidiens de vers de farine et superworm, les inciteront peut-être à demeurer là où ils sont bien nourris s'ils ne sont pas trop ingrats.

Voici une des femelles sur la perche, point d'observation avant de descendre au petit ruisseau.



Maintenant ses rejetons


Voici les œufs de l'autre femelle


Conseil
Les températures chaudes et humides sont monnaie courante ces dernières années. L'année dernière plusieurs oiseaux sont morts suite à la trichonomonose. C'était épidémique dans plusieurs secteurs. Il faut donc être vigilant et bien aseptiser ses mangeoires. Il est préférable d'utiliser des mangeoires à perchoirs où un seul oiseau peut s'installer afin d'éviter la proximité. Évitez les graines par terre où les  fientes et les graines sont des incubateurs parfaits pour les bactéries et virus. Bon nombre d'oiseaux qui vont picorer dans ces graines risquent d'attraper une maladie et la propager par la suite. Il faut éviter les plateaux et installer plutôt  un ramasse-graines en forme de cône dans lequel les oiseaux n'ont pas tendance à aller. Bien entendu, il faut vider celui-ci à tous les jours.

Un exemple de mangeoire avec ramasse-graines. Celle-ci est grillagée pour restreindre les graines aux petits oiseaux.