jeudi 8 septembre 2016

Quelques petites nouvelles

Depuis mon dernier message (22 mai) le temps m'a réellement manqué pour venir vous entretenir du Jardin ailé.
Je suis Président de la Corporation de développement de l'étang Burbank et je dois gérer comptabilité, budget et employés. Je ne pouvais alors que mettre en veilleuse mon site. Mes lecteurs devront donc patienter jusqu'à la fin d'octobre pour en apprendre sur ce qui s'est passé, cet été, dans notre jardin.
Si certains d'entre vous connaissent l'étang Burbank, vous n'êtes pas surpris de voir tout le travail que les bénévoles effectuent pour garder ce milieu naturel protégé, à la hauteur de ce que les visiteurs attendent d'un tel milieu. Pour les autres qui n'y ont jamais mis les pieds, je vous invite à venir constater par vous mêmes cette richesse qui nous entoure.

Deux événements se dérouleront bientôt.

Le 25 septembre à 14 hres, il y aura une marche guidée par nul autre que Jean Béliveau, le marcheur qui a fait le tour du monde à pied. Il fera le tour du petit monde de l'étang Burbank. ''Une goutte d'eau dans les Appalaches'', se plait-il à dire. Cette marche sera au profit de l'étang et, comme tout est gratuit chez nous, la contribution est volontaire.

Les 8-9 et 10 octobre, ce sera la fête des oiseaux migrateurs pour la 14ième saison. Je vous invite à visiter le site de l'étang et la page Facebook pour connaître la programmation.

Merci à  mes lecteurs et on se revoit en octobre.

dimanche 22 mai 2016

Vraiment un drôle de printemps.

 
 
Alors qu'en début de mai je n'avais qu'une seule nichée de branchus, voilà que maintenant je me trouve avec le même nombre que l'an dernier, soit 4 nichées si les femelles poursuivent leur ponte. Le nombre d'œufs est cependant inférieur et la couvaison n'a même pas débuté pour 2 couvées. Donc une des années la plus tardive enregistrée.


 
 
 
 
 




Deux œufs le 14 mai. J'irai bientôt vérifier si la ponte s'est poursuivie.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
4 œufs dans ce nichoir le 14 mai
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette nichée devrait éclore vers la fin de mai.
La femelle couve depuis la fin d'avril. Ce soir, en allant installer ma caméra qui m'indiquera le moment de l'éclosion, j'ai pris cette photo. La femelle venait de quitter le nid pour aller manger.
 
 
 
 
J'ai une autre femelle qui couve présentement. Le 14 mai elle était sur le nid. Je me suis retiré en douceur pour ne pas qu'elle quitte le nichoir. J'ignore combien d'œufs il y a car le 7 mai il n'y avait que 4 œufs. Je le saurai bientôt car c'est la prochaine à avoir ma visite pour l'installation d'une caméra. Ce  soir, elle à quitté le nid à 17h38. Je sais maintenant que dans ce nid, il y aura des petits branchus.
 
 
Nous avons eu pendant une semaine la venue de 2 Passerins indigo. Ils se tenaient dans la mangeoire à bruants.
 
 
 
 
 
Présentement ce sont les orioles qui sont assidus à la gelée de pomme et aux oranges.
Voici la femelle
 
 
 
 
 
 
 
Voici maintenant le mâle
 
 
 
 
 
 
 









Le Moqueur chat adore également la gelée de pomme



 
 
 
Conseils:
 
 Les températures chaudes s'annoncent. N'oubliez pas de changer régulièrement votre sirop à colibri et de nettoyer hebdomadairement vos mangeoires.
 
 
 
 


dimanche 8 mai 2016

Drôle de printemps

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas, dit-on. C'est effectivement ce qui se produit au Jardin ailé. Les températures en dents de scie que nous vivons suscitent par moment l'espoir d'avoir de nombreuses nichées pour finalement l'anéantir par le retour des journées froides.
Nous rêvions d'avoir de nombreuses nichées de Canards branchus puisque de nombreux couples avaient visité nos nichoirs. Or, la fin de semaine dernière, j'ai visité tous mes nichoirs pour constater qu'un seul nichoir était occupé définitivement et que la femelle avait débuté sa couvaison dès la fin d'avril. Nous prévoyons la tombée des canetons de cette nichée vers la fin de mai. Un autre nichoir possédait 2 œufs mais aucun duvet. Ne sachant trop si la femelle avait abandonné ce nichoir, j'y suis retourné hier et là, il y avait 4 œufs. J'ai donc peu d'espoir sur cette nichée car il est pratiquement impossible pour une femelle de ne pondre que 2 œufs dans une semaine. Alors que l'année dernière nous avions eu un record d'occupation, tout s'annonce pour notre plus petite année avec les branchus.








Voici les 2 œufs pris en photo à la fin d'avril.
On en retrouvait que 4  le 7 mai.













Un couple à la recherche d'un emplacement.
Il y en avait un autre ce matin (8mai) qui faisait de même. tout semble s'étirer cette année.









Pour les hirondelles, nous avions eu l'an dernier 3 nichées. Il semblerait que les mêmes couples sont revenus puisqu'ils occupent les mêmes nichoirs. Cependant les dernières hirondelles ne sont arrivées que depuis 2 jours. Aucun couple n'a débuté la construction de son nid.







Une de nos hirondelles examinant l'environnement. Ce nichoir situé dans le pignon de mon garage est toujours le premier visité et occupé. C'est mon porte-bonheur.








Pour les merlebleus, notre premier couple est arrivé le 5 mai et la femelle a débuté la construction de son nid le 6 mai. J'espère que nos vers de farine vont l'inciter à demeurer dans ce nichoir car il arrive fréquemment qu'une femelle débute un nid pour finalement l'abandonner et aller ailleurs. Présentement, nous faisons le moins de vagues possible dans ce secteur à part la distribution des vers.

Cependant, aux mangeoires, les chardonnerets et les tarins sont très nombreux. Ils rejettent dans les ramasse-graines des quantités surprenantes de graines non décortiquées. Heureusement, que je peux les servir pour les tourterelles sur des plateaux. et en ensacher pour l'hiver prochain.









Chardonnerets dans une mangeoire grillagée.












J'avais installé il y a 2 semaines mes abreuvoirs à colibri. Aucun ne s'est encore présenté. Ce sera la date d'arrivée la plus tardive chez-nous. Tout ce sirop dans l'évier à tous les 4 jours à cause de ce retard.

 
 
Note:
 
-Les orioles ne devraient pas tarder. Il faut penser à installer nos abreuvoir et sortir oranges et gelée de pomme.
 
-Ne pas oublier les matériaux à offrir; plusieurs espèces commencent la construction de leur nid.

vendredi 1 avril 2016

Nos premiers canards

Ce n'est pas un poisson d'avril.
Deux couples de Canards branchus sont venus visiter leur futur nid ce matin. Ils devancent de 2 semaines leurs arrivées les plus hâtives que nous avions enregistrées pour cette espèce. Je pressens que la ponte sera terminée bien avant la fin d'avril et les petits seront à l'étang très tôt cette année. J'ai hâte de voir combien de nichoirs seront occupés (j'en ai 7) et surtout combien de canetons sortiront de ces nichoirs.


Comme il pleuvait abondamment ce matin, on peut apercevoir les gouttelettes d'eau perler sur le dos de la cane.


La femelle s'envole vers le trou de l'érable. Elle y entre et y demeure environ 5 minutes. Puis elle en sort, se perche au côté du mâle quelques instants avant de partir tous les deux en direction de l'étang Burbank. Vraiment de bon augure pour la nouvelle saison.

Nos petits Bruants chanteur ont eux aussi fracassé le dernier record d'arrivée hâtive. Ils sont avec nous depuis une semaine.

Bon printemps et pensez à installer très bientôt vos nichoirs à hirondelles.

dimanche 13 mars 2016

Charmez vos mésanges, sitelles et merlebleus


Les températures douces qu'on vit présentement accélèrent la venue du printemps.


 
 
 
Les érables ont commencé à couler et la neige a pratiquement disparu, du moins au Jardin ailé. On nous annonce une semaine au-dessus de la normale, ce qui nous oblige à devancer certains travaux.
Il est temps d'installer nichoirs à mésanges et à sitelles. Les mésanges ne détestent pas les nichoirs sur les bâtiments et elles apprécient particulièrement ceux près des conifères. Quant aux sitelles, il faut les placer sur un arbre le plus haut possible et un feuillu de préférence.
 
Vous avez ici un nichoir à mésange. remarquez que la trappe de ventilation est fermée.
 
 
 

 
 

 
En 2102, nous vivions également un printemps hâtif. Notre premier couple de merlebleus était arrivé le 19 mars. Nous avons tout préparé pour bien le recevoir car son arrivée est possiblement pour très
bientôt.
 
 
 
 son plateau de vers est bien en place.
 
 
Présentement, ce sont les mésanges et les sitelles  qui bénéficient de la manne. On avait pourtant pensé à elles en  accrochant leur plateau, dansant au gré du vent.
 
 
 
Il fallait aussi penser à leur nichoir. Heureusement que nos installations sont prévues dès l'automne. Il serait difficile, dans un sol gelé, de planter notre poteau.
 
 
 





Protection hivernale enlevée de sur le poteau.
 

 Le voici maintenant en place.
 
 
 
 
Comme nous avons fréquemment plus d'un couple de merlebleus, il fallait en installer une deuxième dans un autre parcelle de notre jardin. 

 
 
 
Nous apercevons le tuyau permanent dans le sol.
 
 
 
Le voici sur son poteau télescopique avant de l'élever.
 
 
 
 Comme tous mes nichoirs sont à ventilation contrôlée, les trappes demeurent fermées, bien-entendu.
 
 
Ici le plexiglas sera retiré lorsque les températures atteindront une moyenne de 25 degrés Celsius, soit vers la mi-juin.






 

dimanche 6 mars 2016

Invasion ou migration?

Au Jardin ailé, les Roselins pourprés ont été présents tout l'hiver mais depuis 2 semaines, le nombre augmente de jour en jour. J'ai l'impression qu'ils se sont donnés rendez-vous chez nous et qu'il en reste peu chez les voisins. Aujourd'hui, j'en ai dénombré plus d'une centaine à mes mangeoires et il y en avait autant dans les arbres. Le tournesol fondait comme neige au soleil.
Alors que les chardonnerets dominaient durant la saison froide, ils ont presque été éclipsés totalement depuis 2 jours. L'équilibre de ces deux espèces devrait quand même se faire le printemps venu.

Voici quelques photos de cette affluence.


 
 
 
 
 



Un mâle qui n'a pas l'intention de céder sa
place et de partager. Il le fait bien voir avec ses plumes hérissées sur la tête.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les mangeoires sont pratiquement toutes occupées. Contrairement à l'été, les roselins rejettent beaucoup moins de bonnes graines dans les ramasse-graines en hiver. Je ne retrouve pratiquement que des écales.
 
 
 
La plupart étaient des femelles. Un chardonneret parmi eux.
 
 


Les plateaux ont la préférence des oiseaux. Probablement que l'arrivée de prédateurs est plus visible et la fuite plus facile. On remarque qu'ils y en a toujours quelques-uns en état d'alerte.
 
 
 
 
 
À cette mangeoire, les mâles dominaient.
 
 En regardant le toit de cette mangeoire vous comprendrez pourquoi je ne favorise pas le contreplaqué. Même si cette mangeoire n'est employée qu'en hiver, les couches de bois s'effeuillent.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
L'agressivité était palpable. C'était qui aurait la meilleure place et le meilleur butin.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mais nous n'avions pas seulement des roselins. Nos habitués étaient aussi de la partie. Tout l'hiver, nous avons eu une cinquantaine de tourterelles. À ma grande surprise, les éperviers ont été pratiquement absents alors que la nourriture abondait.
   Parmi ces tourterelles, il y en avait une qui avait perdu une partie de son bec. Quand je l'ai aperçue à l'automne, je n'aurais pas gagé sur sa survie. Elle a cependant réussi à passer l'hiver et elle semble bien s'en tirer malgré son handicap. 
 
 
 
 
Remarquez son bec tronqué avec une protubérance sur la mandibule supérieure.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette Sitelle à poitrine blanche vient quotidiennement chercher arachides, amandes, vers de farine et tournesol. Elle doit aimer la variété car elle ne semble pas privilégier un menu plus que l'autre.
 
 
 
 
 
 
 
Finalement, voici notre dernier venu. Il est arrivé depuis 3 jours.
 
 
 
 
 
Note:
 
-Très bientôt, il faudra retirer le gras animal car les températures plus clémentes risqueront de le faire rancir.
 
-Les couples commencent à vouloir se former. Il faut alors songer à installer les nichoirs à mésanges et sitelles.
 
-Si vous tenez à éloigner les Geais bleus de votre milieu pour l'été, il sera temps vers la fin de mars de retirer les arachides et le maïs. Vous devez savoir qu'il est un prédateur de taille pour les œufs des autres oiseaux.
 

dimanche 28 février 2016

Tourterelles et éperviers

J'ai reçu dernièrement de nombreux courriels me demandant des conseils pour protéger les tourterelles des éperviers. J'ai donc pensé vous présenter ma façon de faire.
Il faut admettre dès le départ que les éperviers doivent se nourrir et qu'ils visent les oiseaux les plus faciles à attraper. C'est la loi de la nature.
Les tourterelles seront toujours une proie de choix pour les éperviers. Elles se méfient peu lorsqu'elles sont à se nourrir au sol et lorsqu'elles réalisent le danger, il est souvent trop tard car leur envol est relativement lent si on les compare à d'autres espèces d'oiseaux. De plus, la vitesse de vol d'un épervier est beaucoup plus rapide que celle de la tourterelle.
Quoique vous fassiez, l'épervier finira toujours par attraper une tourterelle. Si ce n'est pas chez-vous, ce sera ailleurs. Cependant si vous ne voulez pas admirer les techniques de chasse de l'épervier et n'avez pas le cœur pour assister au déchiquetage d'une tourterelle sous vos yeux, vous pouvez installer certaines structures et localiser vos plateaux pour rendre la chasse de l'épervier plus infructueuse.
J'ai toujours eu un penchant pour les tourterelles. Ce sont des oiseaux sans malice qui acceptent de partager leurs plateaux avec les autres espèces. Je trouve toujours triste de voir un épervier partir avec l'une d'elles. J'ai donc installé des plateaux à graines qui ne deviennent pas des pièges pour elles.

À l'automne, j'érige 2 clôtures parallèles et distantes d'environ 8 pieds (2,5m) l'une de l'autre. De préférence, j'utilise de la broche à carreaux de 4po X 4po. De plus, j'installe la clôture à environ 1 pied de terre. Entre ces clôtures j'installe mon plateau de graines.  De cette façon, si un épervier vient à se lancer en vitesse sur les tourterelles, il devra freiner et les tourterelles pourront s'enfuir.

Voici une photo de cette installation.
 
Remarquez que mes 2 clôtures sont fermées au bout par un bosquet de lilas. C'est donc difficile pour un épervier d'entrer dans cet enclos rapidement. Par contre, les tourterelles peuvent en tout temps passer sous la clôture ou entre les carreaux pour fuir ou encore s'échapper par les lilas.
 
 
Voici quelques tourterelles bien à leur aise sur le plateau.
 
 
Une autre de mes méthodes consiste à installer un plateau sous l'avant-toit près de ma fenêtre. Je n'ai jamais vu un épervier s'approcher de si près car à la vitesse qu'il arrive, il risque de frapper le mur.
 
 
 
Vous pouvez voir le filet tendu à environ 6 pouces devant la fenêtre pour éviter que les oiseaux viennent se frapper dans les vitres.
 
 
Ma dernière méthode est cependant plus onéreuse à réaliser.
 
J'ai construit une pergola de 12pi X 12pi que j'ai entourée de vigne vierge et de différents lierres. Cette structure avait pour but de protéger les graines des intempéries et de protéger les oiseaux, qui s'infiltrent à l'intérieur entre les tiges suspendues, des rapaces qui pourraient vouloir faire d'eux un festin. Je peux vous affirmer que cette pergola remplit bien son rôle.
 
 
Remarquez le tissage de ces vignes suspendues rendant l'intérieur très sécuritaire. Lorsqu'un  prédateur arrive d'un côté, ailes toutes déployées, il ne peut entrer facilement. Cependant, tous les oiseaux peuvent fuir par les autres côtés.