dimanche 17 juin 2018

Réouverture exceptionnelle du Jardin ailé le 8 juillet en p.m.



Le jardin ailé ouvrira ses portes à nouveau le 8 juillet 2018 en p.m. Comme j'ai accepté d'offrir une visite de notre jardin à mon club d'ornithologie (SLOE), il n'y a guère plus de travail  d'offrir au public une visite guidée des 4 acres du Jardin ailé complètement aménagé pour les oiseaux.

Vous serez à même de constater l'étroite relation qui existe entre le Jardin ailé et l'étang Burbank. 

La première visite aura lieu à 13h30 beau temps mauvais temps. Si un trop grand nombre de visiteurs s'inscrivent il y aura une deuxième visite guidée à 15h30.

N'oubliez pas que c'est une porte ouverte tout à fait exceptionnelle. Nous avions fermé nos portes il y a quelques années et nous avions par la suite refusé plusieurs demandes. C'est donc une occasion probablement unique de pouvoir visiter notre jardin.

Les réservations sont obligatoires 
Je me dois de planifier le nombre de visiteurs. Pour réservation, vous pouvez m'envoyer un courriel à     ve2giy@gmail.com  ou appeler à 819 571-3075

Merci


dimanche 10 juin 2018

22 canetons branchus quittent le Jardin ailé pour l'étang Burbank

Hier après-midi, au Jardin ailé, 22 canetons de la même couvée se sont jetés dans le vide pour entreprendre leur marche vers l'étang Burbank. Ce nombre élevé de petits ne peut-être que le résultat d'un nid de dépôt. Presque annuellement, le trou de cet érable est convoité par plusieurs femelles et il est fréquent de voir 2 et même 3 femelles pondre dans ce même nid.
C'est un pur hasard que nous avons eu la chance, moi et mon épouse, de pouvoir assister à cet événement cette année. Par le passé, il était facile de prévoir une tombée de canards car tous mes nichoirs étaient munis de caméra avec diffusion en temps réel sur un écran. Je savais alors que la tombée aurait lieu tout près de 24 heures après avoir constaté la première éclosion.
Comme tous les nichoirs et les cavités sont à plus de 8m, j'ai mis fin cette année à l'installation des échelles pour la pose des caméras. Je ne pouvais donc prévoir le moment de cette tombée de canards. C'est en sortant de mon sous-sol que j'ai dérangé la femelle qui s'est envolée pour se déposer pas très loin. Elle venait de m'indiquer qu'elle se préparait à quitter le nid avec sa famille.
Nous nous sommes donc retirés à l'intérieur de la maison et par la fenêtre de notre chambre nous avons à nouveau assisté, après 2h30 d'attente, à cette merveille de voir de si petits êtres se jeter dans le vide et rebondir au sol sans jamais montrer de blessure ou déconfort dans leur démarche.

Voici en quelques photos ce à quoi nous avons assisté.

La femelle sait très bien que nous sommes là à la surveiller à moins de 20m d'elle. La fenêtre est grande ouverte et elle n'est pas sans entendre le moindre bruit qui provient des appareils photos et de nos chuchotements. Elle nous épie et nous écoute mais elle devra quand même donner l'ordre à ses petits de sauter car leur survie en dépend. Comme la femelle ne joue qu'un rôle de protectrice, elle doit tous les rendre à l'étang pour qu'ils puissent se nourrir.




Après plusieurs entrées dans le nid et sorties sur le bord du trou elle donne le signal du départ. Les premiers petits apparaissent au côté d'elle. Un premier se jette dans le vide, la femelle le suit de près en se jetant elle-même au sol.


Puis les autres suivent.


En moins de 45 secondes ils sont tous au sol. La femelle va attendre jusqu'au dernier avant de tous les rassembler autour d'elle et partir vers l'étang.



Cette année, assisterons-nous à nouveau à d'autres tombées? Nous avons encore 3 femelles branchues qui sont à couver dans des nichoirs et une femelle Grand Harle. Il faudra être chanceux tout comme hier. Vraiment une bonne année au Jardin ailé pour les nichées.

Voici maintenant où nous en sommes avec nos merlebleus.

Nous avons eu un taux d'éclosion de 100%. Déjà les oisillons de notre premier couple sont fortement emplumés. Ils devraient quitter le nid dans environ une semaine.



Pour notre deuxième couple, arrivé plus tardivement, les petits n'ont que quelques jours.



Présentement, nous constatons plusieurs espèces qui sont à nourrir leurs petits comme les mésanges, les sitelles, les pics, les bruants, le Geai bleu etc. Également un couple de Moqueurs chat est à construire son nid directement dans un buis attenant à la fenêtre de notre salon. Il est fort probable, que sa première couvée à été  détruite par une corneille, un geai ou autre. Tout comme le Merle d'Amérique, il est fréquent qu'ils se fassent piller leur première couvée.

mardi 29 mai 2018

Toute une brochette de parulines au Jardin ailé

Durant quelques jours nous nous serions crus à Pointe Pelée, tellement il y avait d'espèces d'oiseaux à notre petit ruisseau. Nous avons pu enrichir notre liste avec deux nouvelles espèces de parulines vues au Jardin ailé. Nous n'avions jamais vu la Paruline à tête cendrée ni la Paruline du Canada à notre jardin. Nous avons vus 13 espèces de parulines et nous avons pu en photographier 11 espèces à partir de notre verrière. Il est fort probable que si nous avions arpenté notre jardin régulièrement, nous aurions pu en noter davantage. Comme l'activité était à son comble à nos 2 plans d'eau, nous nous sommes limités à ceux-ci.

Voici quelques photos de parulines.

Paruline noir et blanc











Paruline jaune
















Paruline tigrée










Paruline à gorge noire









Paruline à flancs marron










Paruline à tête cendrée











Paruline à croupion jaune











Paruline du Canada











Paruline à poitrine baie














Paruline rayée












Et des Parulines obscures à la tonne. Il y  en avait partout: dans les arbres, les plans d'eau, la perche, les arbustes, etc. C'était la frénésie et nous assistions à un spectacle que nous n'avions jamais vu auparavant.




 En plus de ce nombre incroyable de parulines, nous avons été bien servis avec les autres espèces également. Nous relevons plus d'une vingtaine d'espèces par jour et parfois nous frôlons la trentaine.
Je vous présente le Moqueur chat devenu tellement familier qu'il nous suit un peu partout. Nous avons 3 couples nicheurs. Nous assistons régulièrement à une bataille entre eux lorsqu'il s'agit de protéger leurs vers de farine, leur pain d'oiseaux ou leur gelée de pomme.

En voici un sur son poste d'observation



À chaque année, le Cardinal à poitrine rose s'arrête quelques jours chez nous. Malheureusement, nous n'avons pu le séduire suffisamment pour le faire nicher au Jardin ailé.



Encore une fois cette année, les merlebleus (nous en avons 2 couples) se sont installés dans nos nichoirs à ventilation contrôlée. Comme la chaleur semble vouloir persister, j'ai enlevé la fenêtre des nichoirs aujourd'hui et j'en ai profité pour vérifier l'état des nichées. Dans l'un, 4 bébés de quelques jours (éclosion à 100%) et dans l'autre 4 œufs. Espérons qu'ils feront une deuxième nichée chez nous.
Leurs 3 repas quotidiens de vers de farine et superworm, les inciteront peut-être à demeurer là où ils sont bien nourris s'ils ne sont pas trop ingrats.

Voici une des femelles sur la perche, point d'observation avant de descendre au petit ruisseau.



Maintenant ses rejetons


Voici les œufs de l'autre femelle


Conseil
Les températures chaudes et humides sont monnaie courante ces dernières années. L'année dernière plusieurs oiseaux sont morts suite à la trichonomonose. C'était épidémique dans plusieurs secteurs. Il faut donc être vigilant et bien aseptiser ses mangeoires. Il est préférable d'utiliser des mangeoires à perchoirs où un seul oiseau peut s'installer afin d'éviter la proximité. Évitez les graines par terre où les  fientes et les graines sont des incubateurs parfaits pour les bactéries et virus. Bon nombre d'oiseaux qui vont picorer dans ces graines risquent d'attraper une maladie et la propager par la suite. Il faut éviter les plateaux et installer plutôt  un ramasse-graines en forme de cône dans lequel les oiseaux n'ont pas tendance à aller. Bien entendu, il faut vider celui-ci à tous les jours.

Un exemple de mangeoire avec ramasse-graines. Celle-ci est grillagée pour restreindre les graines aux petits oiseaux.





samedi 12 mai 2018

Les nichées s'installent au Jardin ailé

Depuis le milieu d'avril, de nombreux migrateurs ont opté pour le Jardin ailé afin d'élever leur famille. Les premiers arrivants qui ont démontré un tel intérêt sont bien entendu les Canards branchus. De nombreux couples ont visité les trous de nos gros érables ainsi que nos 8 nichoirs. En surveillant leurs entrées et leurs sorties nous sommes assurés d'au moins 4 nichées dont une dans un trou d'érable et 3 dans des nichoirs. La ponte semble terminée pour 3 canes puisqu'on les voit revenir en soirée pour occuper le nid toute la nuit. Cette attitude prouve que la couvaison est commencée.


Voici un couple en exploration. La femelle choisit normalement son emplacement dans les 2 premières journées de vérification. Il n'est pas rare de la voir visiter plus d'un nichoir.


Deux femelles s'affrontent. Elles désirent le même emplacement.






Celle-ci a choisi un trou dans un érable















Celle-ci a opté pour un nichoir










À la fin d'avril, c'est un couple de merlebleu qui s'est présenté. Nous supposons que ce ne sont pas les mêmes que l'an dernier puisqu'il a fallu quelques jours pour les habituer à venir s'alimenter au plat de vers. Ils ne répondaient pas au sifflement annonçant la nourriture. Maintenant ils ont associé le sifflement et la pitance. Ils arrivent quelques instants après l'appel et on peut demeurer de plus en plus près du plateau à vers. La femelle a fait son nid mais je n'ai pas encore osé aller vérifier.  Je pourrai le faire sans craindre de les voir abandonner le nid dans quelques jours.



Femelle merlebleu sur son nichoir.








Mâle merlebleu vérifiant l'intérieur 
du nichoir.

















Femelle entrant des matériaux dans 
le nichoir.













Femelle merlebleu prenant son repas (vers de farine)

Il n'y a pas que les merlebleus qui apprécient ces vers. Nous avons un couple de Moucherolles phébi qui ont compris eux aussi le principe du sifflement, tout comme les mésanges, les sitelles et les Bruants familiers. Heureusement, les merlebleus semblent être encore les dominants. Ce sont ces derniers qui s'alimentent en premier ou si d'autres arrivent avant eux, dès qu'ils se présentent, les autres leur cèdent la place.



Voici la Moucherolle phébi vérifiant les alentours avant d'aller aux vers.

Parmi d'autres arrivants, les Moqueurs chat sont au Jardin ailé depuis une semaine. Hier, ils transportaient des matériaux dans un ilot de pruches. Ils semblent avoir appris que pour éviter le pillage de leur nid par les corneilles, il valait mieux le faire dans un conifère très dense (je taille annuellement ce bosquet pour le rendre très touffu).

Hier, ce fut une excellente journée. Il y avait du mouvement tout autour de nous. Les parulines étaient nombreuses (nous avons pu noter 6 espèces) à visiter les arbustes à la recherche d'insectes. La dominante était comme toujours la Paruline à croupion jaune. Nous étions bien content de voir une Paruline à gorge noire car nous ne pouvons la noter à chaque année. Les Roitelets à couronne rubis étaient aussi de la partie. Nos premiers colibris se sont présentés. Il est rare de voir la femelle avant le mâle mais hier matin, c'était elle qui était à l'abreuvoir et hier soir c'était au tour du mâle de se présenter. Ce matin 3 mâles à 3 abreuvoirs différents.

Comme mes abreuvoirs étaient installés depuis une semaine, vous comprendrez que le sirop à été vite remplacé par du neuf. Il semble bien que les mâles ont apprécié ce nouveau sirop car maintenant ils surveillent chacun leur abreuvoir et quiconque veut s'en approcher, il est vite chassé.

 Un autre bien attendu s'est présenté. Il s'agit de l'oriole. À un certain moment, ils étaient 3 à se chamailler pour la gelée de pomme. Aucun n'a tenté de s'alimenter à l'abreuvoir. Un seul a semblé apprécié l'orange mais tous les 3 ont préféré la gelée de pomme. Encore aujourd'hui, ils se présentent au 15 minutes. Cependant, les femelles ne semblent pas arrivées. Demain il sera urgent de leur offrir des bouts de ficelle.


Oriole à la gelée de pomme






Oriole à l'orange

Conseil:
N'oubliez pas que plusieurs espèces apprécient le pain d'oiseaux et qu'un nombre important de parents nourrissent leurs petits avec lui. Je pense aux bruants, sitelles, mésanges, pics, Moqueurs chat, Merles d'Amérique, etc. Vous pouvez donc leur en offrir été comme hiver.

dimanche 15 avril 2018

Quelques travaux d'avril







Avril   
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Nettoyage des plates-bandes et taillage de divers arbustes

    Les végétaux ont toujours été le principal attrait pour les oiseaux. L’aménagement occupe donc une grande place chez-nous. Au fil des ans, nous avons constitué de nombreux agencements qui demandent un entretien régulier. Avril est le mois tout désigné pour effectuer les travaux de nettoyage avant l’émergence de certaines plantes. S’ils sont faits trop tardivement, nous risquons  d’endommager les jeunes pousses. Même si nos plates-bandes ont subi un bon ratissage à l’automne, certaines plantes comme les échinacées, les chardons, les rudbeckies, les salicaires, etc sont demeurées sur place pour permettre aux oiseaux de se nourrir de leurs graines durant la saison hivernale. Il est donc de mise de couper les vieilles tiges et passer à nouveau le râteau pour enlever les branches mortes tombées des arbres et les détritus qui auraient pu être transportés par le vent.












Plate-bande avant le nettoyage. On remarque les tiges de fleurs laissées l’automne dernier.














Ratissage avant la repousse des échinacées, chardons et rudbeckies.






   Pour maintenir une bonne régénérescence de plusieurs plantes la taille devient pratiquement indispensable. Annuellement, nous enlevons à la base de plusieurs arbustes quelques tiges plus anciennes pour permettre à de nouvelles de prendre la relève. Également, les plantes grimpantes sont rabattues pour permettre un développement plus proportionné. Sans cette opération, la repousse s’effectue plutôt vers le haut et le bas devient avec les années presque sans feuillage.










 Taille d’un chèvrefeuille grimpant.






 Pour régénérer le chèvrefeuille  grimpant, j’utilise également le marcottage. Je sélectionne une tige de l’année précédente, je l’isole des autres et en lui faisant faire une grande courbe pour ne pas la casser, je mets en terre une partie de la tige tout en laissant dépasser le bout d’une dizaine de centimètres.













Après la taille. (A) indique une tige marcottée.









Démarrage des plans d’eau
      L’eau est d’une grande nécessité pour les oiseaux. Se désaltérer et se baigner sont deux actions qu’ils ne peuvent se passer. S’ils n’en trouvent pas à proximité de notre cour, ils se déplaceront vers d’autres lieux. Nous avons donc pris soin de leur offrir trois points d’eau, soient 2 bassins et un petit ruisseau.
      Je procède à la remise en marche de ceux-ci dès que je peux retirer les couvertures hivernales. Suivant les températures, il arrive souvent de devoir procéder par étapes et échelonner le démarrage sur plusieurs jours puisque certain morceaux de polystyrène demeurent encore coincés par la glace. Mais je préfère agir quand même très tôt. Plus vite je peux remettre mes pompes en circulation pour oxygéner l’eau, plus il est facile de la garder en bonne condition. De plus, les plantes aquatiques retrouvant la lumière se développent plus rapidement et les oiseaux retrouvent leur source d’eau. Je peux alors remiser mon abreuvoir chauffant.
      Par le passé, c’était en début de mai lorsque je pouvais remettre mon alimentation automatique en marche sans risque de gel important que je redémarrais mes bassins. Il me fallait alors mettre une bonne dose de bactéries, un agent de précipitation et prolonger le traitement pendant plus d’un mois pour obtenir une eau de qualité. Depuis quelques années, je les découvre plus tôt et l’eau demeure en bon état sans aucun produit.
       Les froids d’avril ne m’ont jamais occasionné de problèmes. Il suffit de laisser les pompes en fonction pour éviter la formation de la glace. Par contre, durant un certain temps, il me faut contrôler le niveau d’eau manuellement à l’aide d’un boyau d’arrosage puisque c’est toujours une fois les gros gels passés que l’alimentation automatique est mise en service.











Retrait de la toile perméable et des polystyrènes.














Plante en développement même sous la glace et la protection hivernale.






   La plupart du temps, ce sont les algues filantes qui me causaient des inconvénients mais je me suis aperçu qu’en augmentant la superficie de mes plantes aquatiques le problème se résorbait de lui-même. Comme les algues se développent proportionnellement au degré de  lumière reçue, je laisse flotter quelques morceaux de polystyrène pour créer plus d’ombre et au fur et à mesure que la végétation se développe, je les retire. L’entretien et les coûts sont donc réduits au minimum et le résultat me satisfait grandement.












Morceaux de polystyrène pour limiter la progression des algues.







    Le petit ruisseau a été pour nous toute une découverte. Il est sans contredit le point d’eau le plus achalandé de notre jardin. Cette petite construction réalisée en peu de temps et à peu de frais nous a permis de constater que les oiseaux préfèrent davantage un petit filet d’eau et quelques petits trous peu profonds pour s’abreuver et se baigner. Pourtant, il nous semblait que nos 2 grands bassins pourvus de chutes, cascades et rapides avaient tout pour leur plaire.  Notre point de vue ne semble pas être celui des oiseaux.
    Comme il suffit d’enlever les quelques morceaux de polystyrène du bac, le remplir d’eau et y installer la pompe, le premier élément remis en circulation est bien notre petit ruisseau. Il permet ainsi à nos amis ailés de bénéficier très tôt de leur point d’eau favori et je peux sans remord ranger mon abreuvoir chauffant.












Remise en service du petit ruisseau.







Conseil: Installez une perche près de votre plan d'eau. Les oiseaux l'utilisent à profusion avant d'aller s'abreuver ou se baigner. De plus, il vous permet de tirer de belles photos si vous êtes amateur de photographie.



Un simple bain d'oiseaux peut également attirer de nombreux oiseaux, et spécialement si on peut laisser dégouter un boyau d'arrosage.



samedi 24 mars 2018

Est-ce le début du printemps?

Les températures ont été fort changeantes en février et mars. Nous aurions crû à un printemps précoce en février avec ces nombreuses journées bien au-delà du point de congélation. La neige avait complètement disparu et nous songions à gratter la pelouse. J'avais profité de ce temps pour faire la taille des arbres fruitiers que j'effectue normalement en mars. Déjà quelques migrateurs s'étaient annoncés. Une bonne dizaine de Merles d'Amérique arpentaient le parterre et se nourrissaient de pommettes alors que les Carouges à épaulettes visitaient les plateaux de graines. Perchés dans les arbres tout autour, le chant de ces derniers nous redonnait  l'énergie que le printemps nous apporte.




Malheureusement, cette période fut de courte durée et une bonne bordée de neige ainsi que la chute des températures nous ont rappelé que l'hiver était loin d'être terminé. Les migrateurs sont devenus plus rare. Certains ont probablement rebroussé chemin et seulement quelques individus sont demeurés avec nous.



D'autres espèces qui ont passé l'hiver avec nous ont dû reprendre leur habitude hivernale.







Tourterelles digérant leur repas dans le pommetier, tout près des plateaux de graines que je viens de déneiger.













  Un autre assidu cet hiver.








Le coloris du Cardinal rouge nous émerveille toujours. Dans la blancheur d'une neige fraichement tombée, l'effet est féerique. Ici on l'aperçoit dans un moment d'approche vers sa mangeoire préférée, la mangeoire à plateau chauffant.





Les trois premières semaines de mars ont connu des températures sous la normale et tout nous laisse prévoir que ce sera plutôt un printemps tardif que nous connaîtrons. Nos résidents ne sont donc pas prêts de nous quitter.







Tout l'hiver nous avons eu la présence d'une douzaine de Bruants hudsoniens. Pour eux, l'alpiste, le millet blanc et le maïs concassé les rendaient bien heureux.











Les juncos appréciaient également millet et alpiste mais cette année, je passe au moulin à café les graines récoltées dans mes ramasse-graines et tout comme les chardonnerets, ils sont friands des morceaux d'amande de tournesol. Ils n'ont pas à se faire aller le ''mâche-patate'' pour décortiquer la graine.









Nos 2 Bruants à gorge blanche ont réussi à traverser les grands froids. Ils sont toujours assidus aux mangeoires



Le gras animal que nous songions retirer vers la fin de février a vu sa période prolongée. Les pics, sitelles, grimpereaux, geais et de nombreux étourneaux, s'étaient habitués à ces postes d'alimentation. Même les corneilles à une certaine période sont devenues très voraces. Je n'avais rien contre le fait qu'elles s'alimentent des morceaux de gras tombés de la mangeoire grillagée mais elles avaient pris l'habitude de se percher sur la mangeoire et de vider toute la réserve. Au début, il n'y en avait que quelques-unes qui avaient trouvé le truc mais en moins d'une semaine, au moins une douzaine faisait de même. J'ai donc dû grillager le pourtour de ces mangeoires en laissant le bas et le haut ouvert pour permettre aux espèces plus petites d'entrer et sortir librement mais pour entraver les mouvements des corneilles. La solution a été efficace et les corneilles sont retournées se nourrir au pied de l'arbre.


 Depuis quelques jours les Roselins pourprés font leur arrivée en plus grand nombre. Certains individus avaient fait leur apparition au Jardin ailé en fin de février mais ce matin, ils étaient plus d'une dizaine à se présenter aux mangeoires. Tout comme le Merle d'Amérique, le jaseur et le cardinal, ils apprécient en plus des graines les petites pommettes. Une bonne réserve de celles-ci sont encore disponibles puisque la présence de jaseurs a été très peu notée chez-nous cet hiver.






CONSEILS:

-L'an dernier nous avons connu des périodes importantes de chaleur et d'humidité. Ceci a eu pour effet  de favoriser de nombreuses maladies et plusieurs oiseaux ont été  infectés, ce qui leur a été fatal. Il faut donc dès le retour des températures plus douces redoubler de prudence et bien désinfecter régulièrement vos mangeoires.
- Je vous conseille également de retirer vos plateaux qui favorisent trop la cohabitation et les contacts entre les oiseaux. De préférence, utilisez des mangeoires à perchoirs où un seul oiseau peut s'installer, comme les silos par exemple.
- N'oubliez pas de retirer votre gras animal lorsque les températures se maintiendront au-dessus du point de congélation.
-J'ai remarqué que les petites mésanges commencent à explorer les trous de pics. Il est donc temps de penser à installer vos nichoirs.

Je vous souhaite un bon printemps.