lundi 6 février 2012

Une journée à -20 degrés au Jardin ailé

Pourquoi ne pas profiter des grands froids pour préparer son printemps? Très bientôt, dans un mois environ, il sera temps d'installer certains nichoirs, tels ceux des mésanges et sitelles. Il serait peut-être bon de vérifier l'état de vos vieux nichoirs et d'en construire de nouveaux. Vous trouverez dans "Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi" de nombreux plans très détaillés pour les espèces que vous désirez attirer chez-vous. Dans les archives de ce blog, j'ai mis tous les détails pour la construction d'un nichoir à mésange.
Si vous avez laissé vos nichoirs sur le terrain, il est inutile d'en faire l'inspection maintenant. Les mésanges ou les sitelles les ont peut-être utilisés pour engranger des graines et il ne serait pas de mise de leur enlever. Il faut attendre au 15 de mars avant de faire le ménage si on veut optimiser les chances d'avoir une nichée dans sa cour.
Vous pouvez également préparer vos porte-matériaux. Placez-y des bouts de ficelle, de la mousse de rembourage, des poils de chat, des plumes, des filaments de toutes sortes, de la mousse de sécheuse, etc. Il suffira d'accrocher le tout dès que les beaux jours se pointeront.
N'oubliez pas que même en hiver, il faut régulièrement nettoyer ses mangeoires et voir à ce que les graines n'y demeurent pas trop longtemps. Je vous recommande de vider vos mangeoires suspendues au moins une fois semaine et les graines que vous en récolterez, placez-les sur un plateau ou un contreplaqué que vous déposez sur le sol. Plusieurs espèces iront grapiller parmi ces graines et finiront par gober ce qui reste de comestible.
Si vous avez un abreuvoir chauffant, il ne suffit pas d'ajouter de l'eau lorsqu'il en manque. C'est un lieu qui se contamine très vite par les fientes que les oiseaux laissent tomber lorsqu'ils vont s'abreuver. Il faut vider et bien nettoyer le récipient avant d'ajouter de la nouvelle eau.

Voici certains de nos visiteurs par cette journée sibérienne.



À -20 degrés Celsius, il vaut mieux ne pas trop trainer dehors. Certains oiseaux comme les Plectrophanes semblent, par contre, apprécier les grands froids. Ils volent aux plateaux approximativement à toutes les 15 minutes, prennent quelques graines de millet ou maïs concassé et remontent les digérer dans l'érable attenant aux plateaux. J'en ai dénombré 118 en fin de journée. La bonne nouvelle semble se répandre très rapidement lorsque le menu est là pour rassasier les petits affamés.
























Le Pic à ventre roux camoufle ses pattes sous ses plumes en demeurant accroupi sur le plateau tout en picorant des graines.


















Ils sont au moins 15 Bruants hudsoniens qui passent l'hiver avec nous.


Assez exceptionnel ce Jaseur d'Amérique en plein mois de février. On le voit assez régulièrement venir ceuillir des pommettes gelées.

















Ce chardonneret apprécie certainement l'eau tiède de cet abreuvoir pour se désaltérer; sinon, il devrait manger beaucoup de neige.



Bruant hudsonien et chardonnerets semblent faire bon ménage sur le plateau fermé de trois côtés de cette mangeoire automatisée.



















lundi 30 janvier 2012

Du caviar pour les oiseaux.

Si vous pensez tenter l'expérience d'offrir des vers de farine aux oiseaux qui nous arriveront bientôt, il est urgent de partir votre élevage. Comme le cycle complet prend environ 3 mois, une culture démarrée en début de février vous fournira une quantité appréciable de vers pour les nichées de mai. J'ai expliqué en détails cette culture dans "Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi" mais si vous avez besoin de plus d'informations, il est toujours possible de me contacter. Mes adresses courriels sont sur ce blog à gauche.

Vers de farine
Voici quelques oiseaux se délectant de ces petites "bibittes". Ici une mésange qui n'a aucune hésitation à se poser dans nos mains






































Trop pressée, elle n'attend plus; elle les attrappe directement dans la capsule.





Le Bruant familier, lui aussi, profite de la manne pour aller nourrir ses petits






































Le Moqueur chat nous suit comme un petit chien et miaule pour attirer notre attention. "Des vers, des vers" semble t-il dire




Le Bruant familier est un écolo. Il ménage le carburant. Il n'est pas question de n'apporter qu'un seul vers. Le voyage sera complet lorsqu'il comprendra qu'à chaque fois qu'il veut en ajouter un, il en perd deux.




























La femelle Merlebleu, elle aussi limite les tansports. Il n'est pas rare de la voir partir avec 5 à 6 vers dans le bec.



Ce sont bien les petits. Même si la pitance est à leurs pieds, il faut que ce soit les parents qui fassent l'ouvrage de ramasser les vers et leur mettre dans le bec

























Un jeune Moqueur roux a vite compris le pourquoi du va-et -vient sans relache de nombreux oiseaux sur le patio.





dimanche 15 janvier 2012

Ils sont revenus

Nous les attendions depuis longtemps mais il a fallu l'arrivée du vrai hiver pour les ramener.
Depuis hier, nos Plectrophanes des neiges nous réjouissent le coeur car depuis plusieurs années, ils nous sont fidèles. Ils semblent avoir une bonne mémoire de l'endroit où ils pouvaient se nourrir les années antérieures lorsque la nourriture se faisait plus rare dans les champs. Nous ne les avons certainement pas déçus encore cette année car six plateaux copieusement garnis de leurs graines préférées les attendaient depuis le début de décembre. Les autres espèces avaient depuis longtemps découvert le resto et ces derniers arrivants ont dû se tailler une place pour obtenir la pitance recherchée. Comme ce ne sont pas des oiseaux qui me semble très combatifs, ils attendent que les tourterelles et geais quittent les plateaux avant de s'aventurer sur ces derniers. Il faut alors fréquemment dans la journée déposer de nouvelles graines si on ne veut pas qu'ils n'aient que les restants.

On en aperçoit ici un certain nombre se faisant chauffer au soleil et attendant que les plateaux se libèrent. J'en ai dénombré 24 ce midi et une nouvelle volée d'une trentaine d'oiseaux s'est ajoutée en fin de journée.



Les voici sur un des plateaux. Vous aimeriez les voir dans votre cour? Vous pouvez tenter l'expérience. Il nous a fallu de nombreuses années avant de les voir s'installer au Jardin ailé, mais depuis, ils se souviennent de nous.


Conseils: Installez un plateau sur pied, semblable à celui-ci et au autre au sol à quelques mètres seulement l'un de l'autre. Certains préféreront aller sur le plateau de sol alors que d'autres choisiront le plateau à 1 mètre du sol. Placez-y des graines de millet, d'alpistes de maïs finement concassé et du blé cassé. J'évite le tournesol qui attire les tourterelles et les geais. Si vous avez la possibilité d'installer vos plateaux en milieu désert mais près d'un grand arbre ou d'une remise (environ 5 m) vous augmenterez vos chances car ce sont des oiseaux qui adorent se déposer sur les toits couverts de neige ou se percher sur les hautes branches d'un arbre.



Un Junco ardoisé limitant ses pertes d'énergie par un froid sibérien. Il vient de consommer millet et alpiste à la mangeoire de sol tout prêt et maintenant il se ramasse en boule sur le pommetier qui n'attend que les jaseurs. Il demeurera ainsi de longs moments comme plusieurs autres le feront d'ailleurs. J'ai remarqué que par temps extrême comme aujourd'hui, ils peuvent demeurer immobile une trentaine de minutes avant de retourner au plateau.



Les étourneaux vident vos bûches à la vitesse de l'éclair? Essayez celle-ci. Elle est facile à réaliser et peu dispendieuse. Utilisez une bûche du même genre qu'à la page 107 dans "Le grand livre pour attirer les oiseaux chez soi". À date, les étourneaux semblent incapables d'atteindre ce butin si chèrement convoité. Pourtant une simple cruche de jus les a mis en échec. Pour habituer le pic à trouver le pain d'oiseaux il suffit de percer quelques trous de ¼" au bas de la cruche espacés de 6"à 8" pour éviter que les étourneaux s'en servent pour s'accrocher. Les étourneaux réussiront peut être à voler une partie de ce précieux butin en volant sur place mais la quantité de pain d'oiseaux est si minime dans de si petits trous qu'il est difficile pour eux de tout le retirer. Ils ne peuvent ouvrir très grand le bec sans frapper l'extérieur du trou et ils doivent se contenter de n'en prendre que de très petites becquées. Alors, le jeu n'en vaut pas la chandelle et ils abandonnent vite le combat laissant toute la place aux pics et sitelles.


















Il est tellement beau dans son costume hivernal cet étourneaux qu'on peut bien lui pardonner d'amener toute sa famille, sa parenté et son voisinage avec lui. C'est à nous d'user de stratégie pour permettre aux autres espèces d'avoir eux aussi leur part du gâteau. Ainsi il se limitera peut-être à n'inviter que ses meilleurs amis.






Mais où a t-il pris son gras ce

Pic chevelu?












Voilà la source je crois. J'installe à divers endroits et à des hauteurs variant entre 2m et 15m des treillis métalliques et des sacs d'oignons remplis de graisse animale (suif). Inutile de se compliquer la vie. On l'offre nature sans cuisson. Les oiseaux se chargeront de trouver le bon gras entre les enveloppes et les filaments qu'on retrouve dans celui-ci. Une fois par mois, je retire ces contenants pour enlever les filaments et le remplir à nouveau. Il faudra tout retirer dès l'apparition des chaleurs en début d'avril. On offrira alors que du pain d'oiseaux que j'offre d'ailleurs à l'année.

Conseil: procurez-vous ce suif dans un petit abattoir si possible. La qualité est de beaucoup supérieur à ce qu'on peut trouver dans les épiceries.





Cette mangeoire a résisté à la tempête. Même si nous avons eu 15 cm de neige, les chardonnerets ont pu s'alimenter dès le lever du jour car ce silo est suspendu sous l'avant couverture de notre galerie. Il est donc rare (à moins de vent fort de l'est) de voir les orifices de cette mangeoire obstrués par la glace ou la neige.




Voici la mangeoire de sol installée sur notre galerie permettant aux juncos et bruants de pouvoir s'alimenter beau temps mauvais temps. Le petit junco dans le pommetier ci-haut était venu d'ailleurs s'empiffrer ici.






Saviez-vous que les oiseaux on besoin de gravier dans leur gésier pour moudre les graines qu'ils absorbent? Dans les années antérieures, je leur en fournissais mais depuis que la ville utilise du sable à la place du sel, les oiseaux préfèrent aller le gober directement dans la rue. Peut-être parce que le choix des cailloux est plus grand. Nous avons ici plusieurs

touterelles qui semblent se plaire à "désabler" ma rue.




Notre Pic à ventre roux à finalement appris à s'alimenter, lui aussi, sur les bûches anti-étourneaux. On le voit prendre du pain d'oiseaux dans un trou de ¼". Il est encore un peu craintif à s'aventurer sous la cruche mais à l'occasion il y fait des tentatives. Comme nous espérons le faire passer l'hiver chez-nous, il sera certainement un habitué très prochainement car on apprend vite quand la faim nous tenaille.






Cherchez l'oiseaux. Quel camouflage.

Un indice: l'oiseau est sur une des deux bûches.

Mais oui, c'est un grimpereau sur la bûche à grimpereau décrite à la page 115 dans "Le grand livre pour attirer les oieaux chez soi". On le remarque bien sur la bûche de gauche juste au-dessus de l'élastique. Il s'apprête à sortir un vers de farine inséré dans une des fentes.



Ce Geai bleu s'apprête à se rendre sur le plateau à maïs rond et arachides. Il vient de s'abreuver à l'abreuvoir d'hiver.

dimanche 1 janvier 2012

Meilleurs voeux à mes lecteurs pour 2012

En ce début d'année, je tiens à vous adresser mes meilleurs voeux de santé, bonheur et prospérité. Que cette nouvelle année vous apporte l'accomplissement de tous vos désirs et que vos petits amis ailés puissent contribuer à agrémenter vos journées.

Je vous présente quelques-unes de mes intallations hivernales et quelques oiseaux qui ont bien accepté de se faire tirer le portrait.

Voici la liste des espèces relevées pour ce premier janvier.
Pic à ventre roux, Pic mineur, Pic chevelu, Sitelle à poitrine blanche, Mésange à tête noire, Tourterelle triste, Pigeon biset, Corneille D'Amérique, Grand corbeau, Bruant hudsonien, Junco ardoisé, Grimpereau brun, Chardonneret jaune, Étourneau sansonnet et Geai bleu. Plusieurs espèces étaient représentées en grand nombre.
Hier, nous avons ajouté à cette liste le Merle d'Amérique et une volée de Bernaches du Canada (environ une centaine). Avant hier, c'était une volée d'une cinquantaine d'Oies des neiges. Du jamais vu au Jardin ailé à ces dates. Que faisaient ces bernaches et ces oies encore présentes dans le milieu? L'Étang Burbank est gelé depuis plusieurs jours mais comme les champs sont encore découverts à plusieurs endroits leur permettant de se nourrir, j'imagine qu'elles trouvent refuge pour la nuit sur les rivières encore libres de glace.

Voici des plateaux que j'installe en prévision des Plectrophanes des neiges. Nous en avons aperçu 3 le 24 décembre mais depuis, les températures douces les ont retournés dans les champs. Comme à chaque année, ils reviennent s'alimenter lorsqu'une bonne couche de neige les empêche de trouver leur nourriture au sol. Ce sont des oiseaux qui aiment les grands froids et la neige épaisse mais cette dernière les prive des graines naturelles et c'est à ce moment qu'on les aperçoit sur nos plateaux.
Comme ils apprécient particulièrement le maïs concassé finement, l'alpiste et le millet, je n'ai pas avantage à y déposer d'autres graines que celles-là pour attirer d'autres espèces à ces plateaux qui leur sont réservés. Bien entendu, les bruants et les juncos se feront un plaisir de les visiter mais, au moins, on diminuera la présence des tourterelles et des geais. D'autres plateaux avec tournesol, maïs rond et arachides sont plus attrayants pour ces derniers.

Une chose intéressante : si vous avez l'intention d'installer des plateaux, pourquoi ne pas les insérer sur un tuyau de façon à pouvoir les retirer? Lorsqu'ils seront couverts de neige, il suffira de les soulever pour les sortir de leur support et les renverser. Les graines se retrouveront sur la neige et elles auront une seconde vie si elles sont encore comestibles.

















J'installe également des plateaux de sol. On en voit un près de la pergola

Voici un Grimpereau brun qui affectionne particulièrement le pain d'oiseaux et les vers de farine

































On l'aperçoit ici avec un vers au bec.


L'eau est également très appréciée des oiseaux en hiver. Ils ont besoin de moins d'énergie s'ils peuvent l'obtenir à une température acceptable et elle désaltère beaucoup plus rapidement que de consommer de la neige. On voit que le Geai bleu aime bien s'abreuver dans le filet d'eau au lieu de le faire dans le bassin. J'ai remarqué qu'il en est ainsi pour la plupart des oiseaux. Les tourterelles semblent faire exception. Probablement parce qu'elles lapent l'eau contrairement aux autres espèces qui lèvent la tête pour laisser couler le liquide dans leur gosier.




J'ai vérifié plusieurs types d'abreuvoir d'hiver et l'achalandage est fortement accru si on peut leur offrir une eau en mouvement.






















Voici un plateau réservé aux tourterelles, Geais bleus et Pic à ventre roux. Vous allez peut-être vous interroger sur l'appareil installé sous le plateau et sa raison d'être. Eh bien voici! Depuis environ 2 semaines les étourneaux ont découvert la pitance (amandes, arachides, vers de farine, pain d'oieaux) du Pic à ventre roux. J'avais à peine le temps de la déposer sur le plateau qu'une horde d'étourneaux s'abattait sur le plateau et dévorait tout en quelques minutes. Il ne restait plus rien lorsque le pic se présentait. J'ai donc installé un ventilateur. En tournant, les pales frappent une tige métallique produisant du bruit et secouant légèrement le plateau. Je mets ce ventilateur en marche de l'intérieur de la maison avec une commande à distance. Dès qu'un premier étourneau se présente, j'actionne le ventilateur ce qui met l'étourneau en fuite. En quelques jours, ils ont compris qu'ils devaient aller se nourrir sur les autres plateaux et mon pic a donc ses aliments de choix. Comme ce pic se présente tôt le matin, durant mon déjeuner, il m'est facile de surveiller l'action et une fois qu'il a fait plusieurs allers et retours au plateau, je retire après mon repas ces délices si prisés des étourneaux.




Entre 2 clôtures j'ai installé un plateau spécifiquement pour les tourterelles. Ce sont des oiseaux que j'adore. Ils sont paisibles et plusieurs espèces peuvent les côtoyer sans se faire chasser. Malheureusement, les tourterelles sont la cible première de l'épervier et où il y a abondance d'oieaux, l'épervier est là. Or je donne une chance aux tourterelles de pouvoir s'échapper. Lorsque l'épervier s'approche, il doit attaquer par dessus les clôtures et les tourterelles ont l'opportunité de fuir en passant sous la clôture ou en s'envolant par les bouts.




















Le Pic à ventre roux sur son plateau d'alimentation près de son gobelet de friandises.




Présentement, nous avons plus de 50 chardonnerets à nos mangeoires et comme toujours, les graines de tournesol et de chardon sont fortement convoitées. Les ramasse-graines sont donc très efficaces et permettent de limiter les pertes car ces graines récoltées se retrouvent le lendemain sur le plateau des tourterelles.







































samedi 24 décembre 2011

Mes meilleurs voeux

En cette période des fêtes, j'aimerais remercier tous les gens qui visitent mon blog et leur souhaiter de joyeuses fêtes.
Que la nouvelle année qui s'annonce soit, pour vous tous, remplie de bonheur, de paix, de joie et de santé. Que chacun de vous trouve la réalisation de ses rêves et comme les oiseaux, volez vers les gens qui vous entourent leur transmettre votre joie de vivre.

lundi 12 décembre 2011

Le pain d'oiseaux

À l'automne, l'engouement pour le pain d'oiseaux est à la mode et tout le monde y va de sa recette personnelle. Même si toutes les recettes semblent appréciées des oiseaux, il faut user de prudence. Ce n'est pas parce qu'une sorte de pain d'oiseaux disparait à la vitesse de l'éclair qu'il est le meilleur pour ceux qui le consomment. Comme je le dis souvent, nous les humains, nous avons tendance à penser en humain et non en fonction des oiseaux. Je vous fais donc part de quelques remarques et conseils découlant de plusieurs de mes recherches et observations.

Pendant de nombreuses années, j'ai essayé diverses recettes et j'étais toujours intrigué par l'intérêt que portait les oiseaux à ces recettes. À l'aide de ma jumelle j'observais ce que le volatile consommait en premier et ce qu'il rejetait souvent. C'est finalement à une recette bien simple qui paraît dans "Le Grand Livre pour attirer les oiseaux chez soi" que mon choix s'est arrêté.

Un pain d'oiseaux ne devrait pas contenir de graines, du moins non décortiquées. La plupart des oiseaux , à part quelques espèces comme les tourterelles, les pigeons, etc, décortiquent leur graines pour n'absorber que l'amande. Or lorsqu'on incorpore des graines avec leurs écales les oiseaux ont tendance à les rejetter car ils ne peuvent en retirer l'amande puisque le tout est enrobé de gras qui colle au bec. S'ils absorbent finalement la graine, l'écale devra être rejettée par le système digestif. Donc un travail inutile et exigeant de l'énergie supplémentaire de la part de l'oiseau. Malheureusement, les blocs vendus sont faits pour être attrayants pour les acheteurs et non pour les oiseaux. Voilà donc pour les graines.
Il faut également minimiser l'apport de sel dans notre préparation. Il faut alors choisir les composants ayant le moins de sel possible. Un gramme de sel n'est peut-être pas énorme pour la taille d'un humain mais il le devient pour celui de l'oiseau. C'est d'ailleurs une des raisons qui m'incite à ne jamais donner de pain aux oiseaux. En plus d'être un aliment offrant peu d'énergie à l'oiseau, le pain donne rapidement une sensation de satiété et les besoins de l'oiseau sont loin d'être comblés.
Pour les mêmes raisons que le pain, il faut éviter toutes les recettes qui s'apparentent au gâteau. Il y a trop d'ingédients qu'on doit ajouter est qui ne sont pas compatibles avec le système digestif de l'oiseau. Je pense entre autres à la poudre à pâte, le sucre, le sel, etc.
Il faut également éviter le sucre et spécialement le sucre blanc. Certaines espèces d'oiseaux comme l'oriole et le colibri vont pouvoir le métaboliser mais chez les granivores, il n'est pas certain que cet aliment soit approprié pour eux. Dans le doute, j'aime toujours mieux m'abstenir.
Le gras de bacon n'est pas le gras idéal à utiliser. Il est trop salé et plein de produits chimiques. Il faut éviter la surchauffe de la graisse. Souvent la tranformation du gras chauffé modifie l'aspect moléculaire et et lui enlève sa nature même.

En somme, selon moi, un pain d'oiseaux doit pouvoir se préparer à froid, contenir du gras (beurre d'arachide et graisse végétale) et des aliments moulus et riche en énergie comme le maïs. On peut y incorporer également un peu de gruau et de farine de blé mais en moindre quantité.

jeudi 8 décembre 2011

Les oiseaux sont revenus

Le Pic à ventre roux bien installé sur son chicot en attendant sa ration de vers, d'amandes et de pain d'oiseaux. Ce pic est très agressif face aux autres espèces. Ils délogent quiconque est sur son chemin. Même les Geais bleus quittent la place lorqu'il arrive à sont poste d'alimentation.


Ce matin, c'était la folie furieuse au Jardin ailé. La neige avait recouvert la majorité des plateaux sans toît et les oiseaux prenaient d'assaut les mangeoires suspendues, et les quelques plateaux couverts. Ils étaient si nombreux que la chamaille était de la partie. Avant même de déjeuner vers 7h00, il a fallu aller déneiger pour permettre à toutes les espèces de retrouver leur nourriture aux endroits où ils étaient habitués à la trouver. Faut dire que chaque espèce a une mangeoire préférée suivant le type de graines qu'on y dépose.


Il y a un avantage à nourrir les oiseaux tôt le matin. On peut apprécier leur présence tout au long du déjeuner. Seize espèces sont venus agrémenter notre repas du matin et parfois c'était par plusieurs dizaines qu'on pouvait les observer.
Les tourterelles étaient également très nombreuses à visiter les plateaux. Surprenant comme la neige a pu changer l'achalandage des oiseaux aux mangeoires. On s'attendait à cela car les oiseaux se nourrissent davantage dans la nature lorsque la nourriture est disponible. Il ne fallait donc pas paniquer avec le si peu d'oiseaux aux mangoires avant l'arrivée de la neige.




Même les étourneaux cherchaient le gras ce matin.





De nombreux chardonnerets aux mangeoires ce matin. On en voyait que quelques-uns depuis environ un mois mais la neige de ce matin en a fait venir plus de cinquante. Ils ont été d'ailleurs très actifs toute la journée.






















Un chardonneret, par contre, semble préférer les graines d'échinacées aux autres graines dans les mangeoires


Les mésanges à tête noire faisaient plusieurs allers et retours au plat de vers. Elles en ont gobé au-delà d'une trentaine en moins de 15 minutes. C'est effectivement leur mets de choix.

















Ce matin, les petits Bruants hudsoniens étaient nombreux à chercher leur nourriture. Il a fallu aller enlever les 10cm de neige qui recouvraient les plateaux.




Un Merle d'Amérique fréquente notre pommetier depuis quelques jours. Une fois le pommetier vide, il est fort probable qu'il cherchera un endroit plus propice.
Je n'ai jamais vu de Merle d'Amérique passer l'hiver chez-nous mais je sais pour les avoir vu en début de février qu'on les retrouve dans la région de Montréal tout l'hiver.