vendredi 6 septembre 2013

Ils font leurs réserves

À l'arrivée de septembre, les colibris deviennent très présents. Nous les remarquons très souvent aux abreuvoirs et dans les fleurs. La concentration du sucre dans mon sirop à colibri a été légèrement  augmentée depuis quelque temps, pour leur permettre d'emmagasiner plus d'énergie.  Si je me fie à nos relevés, il ne leur reste guère plus de 2 à 3 semaines avant d'entreprendre leur migration. Cette année, nous avons plusieurs jeunes qui se poursuivent régulièrement. J'ai dû augmenter le nombre de postes pour éviter la chamaille. La semaine dernière, j'ai aperçu 6 colibris en même temps butiner les fleurs de la pyramide de haricots d'Espagne que nous avions établie pour eux au printemps. Ils se sont chassés assez rapidement dès qu'ils se sont approchés trop près l'un de l'autre.

                              colibri dans les fleurs de haricots d'Espagne






colibri à l'abreuvoir anti-guêpes










Les petits Bruants familiers, eux aussi, se préparent à regagner  le sud. Ils sont très nombreux aux mangeoires venir s'alimenter de millet et d'alpiste. De plus, ils sont loin de détester les vers de farine. Ils sont comme bien des espèces en période de rassemblement. Il suffit d'arpenter notre jardin pour en voir déguerpir une bonne dizaine à chaque fois qu'on s'approche d'un bosquet. Il en est également de même avec le Bruant chanteur. D'ici un mois, il feront probablement place aux juncos et aux Bruants à gorge blanche.

                                  





Bruants familiers juvéniles se régalant  de vers











Nous avons commencé à attirer à nouveau les Geais bleus. Nous avions cessé de leur offrir le maïs rond et en épis dès le mois d'avril car nous ne tenions pas à les voir côtoyer les petits passereaux. Nous avons été souvent témoin de leurs méfaits. Ils détruisent beaucoup d'œufs s'ils repèrent un nid. En début de septembre, je remets donc divers plateaux en circulation dont le leur. Ils ne tardent pas à retrouver leur nourriture car ils commencent à engranger pour l'hiver. À leur offrir le maïs et les arachides, c'est une façon de les garder avec nous tout l'hiver.




Geai bleu arrachant des grains de maïs sur l'épi
























Geais bleus se côtoyant rarement au même plateau.












Information:
Dans un mois, la récolte du maïs sera bien en branle. Si vous faites une petite virée rencontrer quelques agriculteurs, il vous sera possible de vous approvisionner en épis de maïs à peu de frais.
Note: dimanche le 8 septembre, plusieurs agriculteurs du Québec ouvriront leurs portes aux gens qui veulent bien les visiter et en apprendre sur leur élevage et leur culture. C'est une occasion en or d'établir des contacts. Cette journée spéciale est organisé par l'UPA, je crois.

6 commentaires:

François Paquette a dit...

C'est toujours un plaisir de vous lire.
Merci pour tout ces renseignements.

La première photo est magnifique!
Il y aura des haricots d'Espagne, l'an
prochain, dans notre jardin! :)

Gilles Lacroix a dit...

Merci François,
Ces fleurs sont très visitées par les colibris. Aujourd'hui, les colibris étaient très actifs. Il sentent peut-être que le voyage approche.

Christine Desmarais a dit...

En effet! Quand j'ai rentré mon fushia à l'intérieur jeudi dernier pour lui éviter de subir trop de froid (4 degrés), le lendemain matin j'ai aperçu un colibri qui le cherchait. Pauvre lui car le fushia était juste de l'autre coté de la vitre. Heureusement j'ai une bonne quantité de hostas encore en fleurs.
Les haricots d'Espagne sont une excellente alternative, merci pour cette bonne idée!

Gilles Lacroix a dit...

Merci de ton passage, Christine, il est un peu tôt pour soustraire les abreuvoirs à colibris. Ils venaient encore se nourrir aujourd'hui. Je comprends que le fushia doit être entré à l'intérieur.

Anonyme a dit...

Comment faites-vous sécher votre maïs? J’ai essayé maintes et maintes fois et je n’y suis jamais arrivé!

Sinon, très beau blog et merci pour vos bons conseils, car vous avez su me faire découvrir une nouvelle passion..!

Gilles Lacroix a dit...

Il faut récolter les épis une fois que les grains sont bien durs et que le pied est sec. Donc au mois d'octobre de préférence. Il suffit ensuite d'étaler les épis quelques jours dans une boite pour enlever toute l'humidité et ensuite les ranger dans des chaudières sans le couvercle. J'accroche ces dernières au plafond de mon hangar.

Il est encore temps de s'en procurer chez les agriculteurs car bien des champs ne sont pas encore récoltés.