mercredi 1 janvier 2014

Mes meilleurs voeux pour 2014

Je souhaite à tous mes lecteurs une année 2014 remplie d'amour, de joie et de bonheur. Que cette nouvelle année vous apporte la réalisation de vos rêves les plus chers et vous garde en santé.
Vous pourrez alors être aux oiseaux.

Je vous fais part, maintenant, d'une première journée de janvier au Jardin ailé. Comme sa description est relativement longue, j'échelonnerai le récit sur plusieurs jours.

Les Plectrophanes des neiges sont avec nous depuis le 24 décembre
 
Le premier janvier
     Lorsque nous tournons la page du calendrier et que nous nous retrouvons à l’aube d’une nouvelle année,  nous sommes toujours curieux de savoir quels seront nos premiers invités et combien il s’en présentera à notre table. Nous portons une attention particulière à tout ce qui bouge autour de notre demeure pour en faire un relevé le plus fidèle possible. Voici le portrait d’une telle journée.
    Ce matin, il fait un froid de canard. Le thermomètre indique -26 degrés celsius. À l’est, une lueur rosée se dessine à l’horizon. Nous surveillons avec attention nos mangeoires afin de noter l’espèce qui se pointera la première. Nous soupçonnons bien qui sera la primeur enregistrée en cette nouvelle année.
     Le soleil ne s’est pas encore levé que la silhouette d’un oiseau  se déplaçant dans le pommetier attire notre attention. Il s’immobilise quelques minutes. Un autre le  rejoint puis un autre. Un à un, ils quittent leur point d’observation pour venir se réfugier dans la haie de taxus longeant notre galerie. Les têtes se montrent puis les oiseaux émergent entre les branches couvertes d’un beau manteau blanc. Pas de doute, comme nous le pensions, les Bruants hudsoniens seront les premiers sur notre liste. Ils sautillent vers les mangeoires de sol placées sous l’avant-toit. Ils ont appris que beau temps mauvais temps, ils retrouveront leurs graines préférées : le millet et l’alpiste.
     Les Bruants hudsoniens n’ont pas dérogé à leur habitude ce matin. On a observé depuis longtemps que les bruants, indépendamment de l’espèce,  se présentent à nos mangeoires  aux premières lueurs du jour. Ils seront également les derniers à aller s’abriter pour la nuit lorsque le crépuscule du soir les surprendra. Ils sont maintenant quatre à picorer chacun dans leur compartiment car ils acceptent rarement un congénère dans leur cube grillagé à moins qu’on y ait placé un plateau à mi-hauteur. On en observera alors souvent un à chaque niveau doublant ainsi le nombre d’oiseaux par cube.
    Surprise, quelques minutes à peine s’écoulent et voilà que le petit Bruant chanteur vient rejoindre le groupe. Nous ne l’apercevons, celui-là, que quelques fois par semaine. Vu ses visites sporadiques, nous ne pouvons le noter tous les jours mais nous savons qu’il hiverne chez nous et qu’il doit venir s’alimenter quotidiennement. Ce matin, notre vigilance nous a permis de l’inclure dans notre liste.
 
 
 
 
 
 
Bruant Hudsonien sur les branches très verglacées du pommetier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bruant Hudsonien se nourrissant de millet et d'alpiste dans la mangeoire de sol sur la galerie avant. On aperçoit le bruant chanteur dans le deuxième compartiment à l'arrière
 
 
 
 



 
 
     Bien au chaud, tout en prenant notre petit déjeuner, nous observons tout ce qui bouge dehors. Comme nous n’avons eu aucune précipitation durant la nuit, il n’est pas urgent de faire la tournée des mangeoires; les graines sont encore disponibles pour nos petits amis ailés. Il en serait tout autrement si les graines étaient ensevelies sous la neige. Il me faudrait aller dégager les mangeoires avant le lever du jour. Chez nous, le repas des oiseaux passe avant le nôtre. De cette façon nous pouvons les admirer pendant que nous mangeons.
 
 
 
 
 
Junco ardoisé décortiquant une graine de millet blanc qu'il vient de prendre dans la mangeoire fixée sur la rampe de la galerie
 
 
 
 
 
 
 
 


 
 
Juncos ardoisés dans la mangeoire de sol où ils sont habitués de trouver du millet, de l'alpiste et du pain d'oiseaux. Le bouchon rouge dans lequel est placé le pain d'oiseaux est vissé sur une petite pièce de bois pour éviter d'être déplacé près du bord pouvant rendre ainsi cette denrée accessible aux plus gros oiseaux comme les étourneaux, geais, etc.
 
 
 



 
     Petit à petit la clarté du jour s’accentue et les premiers rayons du soleil percent l’horizon. Quatre petites boules noires et grises viennent de surgir sur les branches du pommetier. Je ne sais pas d’où me vient cette image mais ils m’ont toujours fait penser au frère Tuck avec leur habit bicolore et leur ventre bedonnant. Ces 4 petits Juncos ardoisés viennent eux aussi chercher leur part de millet et d’alpiste. Ils se sont bien installés pour passer l’hiver avec nous.
 
Espérant que ce petit récit puisse vous intéresser, la suite suivra bientôt.


2 commentaires:

Lucie Paquette a dit...

Bonjour mr lacroix , a quel endroit on peu trouver les panier grillager et les toit de mangeoire ?
Merci pour vos bon conseil , j amenage un nouveau jardin avec vos conseils bientot merci.

Blanche a dit...

Comme c'est beau, nous nourrissons aussi les oiseaux l'hiver et nous les abreuvons même l'été, je leur change leur eaux tous les jours, c'est un ballet incessant, j'adore...