lundi 23 mars 2015

Le temps d'installer certains nichoirs

On nous annonce pour les prochains jours des journées beaucoup plus chaudes. Plusieurs espèces  commencent à explorer certains endroits où ils pourront nicher.  C'est le cas des pics, sitelles et mésanges. Il est donc temps d'installer les nichoirs qui leur sont destinés. Ils ne débuteront pas la construction du nid maintenant mais très souvent ils les visitent régulièrement pour les réserver.

 Nous auront bientôt (dès que les plans d'eau auront leur pourtour libre de glace) la venue des oiseaux aquatiques. Si vous avez un plan d'eau près de chez vous, il est possible d'attirer des canards comme le branchu, le Grand Harle, etc. dans votre jardin. Il suffit de leur offrir des nichoirs appropriés. Le jardin ailé est à 150m d'un plan d'eau et à chaque année, les branchus et les Grands harles viennent occuper les trous de nos gros érables et plusieurs de nos nichoirs. L'an dernier, nous avons eu 2 nichées de Grands Harles et 4 nichées de Canards branchus. Soixante onze petits branchus sont sortis de nos nichoirs. Dans deux d'entre eux, deux femelles ont choisi le même nichoir et ont pondu dans l'un 22 œufs et dans l'autre 18.  Comme il semblait y avoir une insuffisance de nichoirs, nous en ajouterons 3 autres la semaine prochaine.
Les voici dans mon atelier une fois terminés.

 
Tous mes nichoirs sont prêts à recevoir une caméra. Vous pouvez voir dans celui à droite, que le toit est percé en prévision d'y installer une caméra s'il vient à être loué.

Nous avons eu de la bien belle visite la semaine dernière. Une mésange bicolore nous a honoré de sa présence pendant un certain temps.

 
 
Les tourterelles sont toujours aussi nombreuses. Elles sont plus d'une trentaine à venir régulièrement s'alimenter au plateau. L'épervier nous en a finalement laissé quelques-unes. Comme nous avons vu notre premier quiscale bronzé ce matin, il faudra ranger nos plateaux à moins de les grillager car nous seront envahis. Heureusement, les tourterelles ont appris à venir se nourrir près de la fenêtre, ce que n'osera faire le quiscale pour le moment.
 
 
 
Conseils:
    - Rangez vos plateaux ou grillagez-les avec une broche carrelée de 2po X 2po. Le cardinal pourra y entrer  mais pas les quiscales.
 
   - Installez vos nichoirs à sitelles sur le tronc d'un arbre, le plus haut possible. Pour le nichoir à mésange, il est préférable de l'installer sur un poteau (de préférence métallique)
 
   - si vous installez un nichoir à canard, il peut être installé sur le tronc d'un arbre à environ 20 à 25 pi du sol. Choisissez un arbre isolé; il sera plus facile de protéger la nichée des ratons laveur en mettant des cerceaux autour du tronc.


lundi 9 mars 2015

Il est temps de tailler vos pommetiers


Taille des pommetiers

Dès la fin de février ou le début de mars, il faut songer à la taille des pommetiers. Au "Jardin ailé",  c’est le commencement d’une série d’interventions que nous devrons réaliser sur nos végétaux au cours des trois prochaines saisons. Ce sont les plantes qui intéressent en tout premier lieu les oiseaux. Sans elles, nous avons peu de chance de pouvoir les attirer dans notre cour. Plus elles seront diversifiées en hauteur et en espèces, plus nous favorisons la venue de nos petits amis ailés. Il était donc important pour nous d’aménager notre jardin en respectant ce critère : les fruits et les graines devaient être échelonnés sur les 4 saisons et pour ce faire nous nous sommes procuré plus de 100 espèces  d’arbres, d’arbustes, de fleurs, etc. Les pommetiers sont de ce nombre.
 
 


                            Je suis à enlever certaines branches qui s’entrecroisent

    Pour maintenir une bonne production de pommettes, il faut très souvent aérer l’intérieur  de l’arbre. La coupe de certaines branches se dirigeant vers le centre devient alors nécessaire tout comme les gourmands qui se développent suite à une taille trop sévère. Je préfère un élagage annuel des branches à éliminer pour contrôler la forme du pommetier. Une taille au deux ou trois ans m’obligerait à supprimer des branches plus grosses provoquant des blessures plus importantes.

Conseils

-      Utilisez des instruments bien affûtés. Il  faut une coupe nette et sans déchirure de l’écorce.

-     Nettoyez la lame des sécateurs à l’alcool lorsque vous changez d’arbre. Cette précaution peut éviter la propagation d’une maladie.

-     Enlevez tous les gourmands qui se développent sur le tronc

-     Éliminez tous les rejetons qui émergent de la base. Le contrôle de ces derniers doit s’effectuer à plusieurs reprises durant la saison estivale.

-      N’élaguez pas pour le plaisir d’élaguer. Il  faut une bonne raison pour éliminer une branche.

-     Évitez de couper trop près de la branche mère sans toutefois  laisser de chicots. Assurez-vous de laisser le bourrelet de cicatrisation mais pas davantage.

-     Enlèvez les branches qui s’entrecroisent.

      - Ne mettez pas de protecteur sur les blessures. J’ai constaté avec les expériences   passées que souvent la couche de protection gardait l’humidité en dessous et provoquait de la pourriture.

 

 

 
 
 
Bourrelet de cicatrisation refermant la
 plaie d’année en année 
Plaie complètement recouverte

 

mercredi 4 mars 2015

Le printemps est à nos portes

En début de mars, plusieurs espèces d'oiseaux se montrent en couple. C'est le cas, entre autres, des mésanges, des pics, des sitelles et des cardinaux. Même si nous avons connus des froids soutenus, ces oiseaux commencent à nous annoncer le printemps et à délimiter leur territoire. Leurs agissements nous rappellent qu'il faudra bientôt sortir nos nichoirs et préparer la venue des migrateurs. Février et mars sont des mois par excellence pour vérifier nos vieux nichoirs et en construire des nouveaux.

Douze nichoirs à mésanges réalisés en février
 
Il ne faut pas se gêner pour installer sur notre terrain plusieurs nichoirs. Même s'ils sont relativement rapprochés, nous augmentons nos chances d'obtenir plus de nichées avec un plus grand nombre de nichoirs.
Certains couples vont préférer revenir à leur vieux nichoir mais certains autres et les nouveaux couples vont souvent opter pour un nichoir neuf. Il ne faut donc pas retirer les nichoirs qui ont été occupés l'an dernier mais il est bon d'en ajouter quelques neufs qui trouveront peut-être preneur.
Dans quelques semaines, il sera probablement temps (si les températures se réchauffent) de voir à installer vos nichoirs à mésanges, sitelles et pics.
 
La préparation de nos porte-matériaux est aussi une tâche qu'on peut accomplir maintenant.
 
 
 
Comme les jours froids persistent, le gras animal ne risque pas de se dégrader et les oiseaux en consomment encore beaucoup. Il ne faut surtout pas leur retirer cette source importante d'énergie. Au contraire, il faut leur en présenter jusqu'à la venue des jours plus doux.
 
 

Nous avons eu cette année un nombre assez important de tourterelles. Par le fait même, elles ont attiré l'épervier de Cooper. Pour leur permettre de se nourrir sans trop de danger, j'ai installé une mangeoire tout prêt de la fenêtre sous l'avant-couverture de la galerie. Le rapace n'a jamais osé venir si prêt. J'ai cependant installé un filet pour éviter les oiseaux de se frapper à la fenêtre.
 
 
 
 
Les tourterelles sont des oiseaux qui fréquentent très souvent l'abreuvoir chauffant.
 
Bientôt les Merles d'Amérique se présenteront. Les nombreux Jaseurs boréaux ont entièrement dégarnis tous les arbres fruitiers de la région. Il sera bon de prévoir certains fruits pour ces merles qui seront à la recherche de nourriture. Si nous n'avons pas fait de provisions de fruits l'automne dernier, on pourra leur offrir des raisins secs, des petits morceaux de pomme (pas plus gros qu'un bleuet) des bleuets, des raisins rouges et verts en morceaux et des vers de farine. Ils consomment également du pain d'oiseaux qu'on peut leur offrir dans un petit contenant sur un plateau.
 
Jaseurs boréaux ayant gobé les dernières baies de houx verticillé
 

Bon printemps à tous.
 
 
 
 

 

dimanche 15 février 2015

Le Junco ardoisé







Le Junco ardoisé

                                                         
 

Présence : De septembre à mai.

                   Arrivée la plus précoce : 20 septembre

                   Départ le plus tardif : 10 mai

Sa nourriture préférée : vers de farine, millet blanc, alpiste, pain d’oiseaux, amandes,

                                  arachides concassés.

Types de mangeoire : plateau sur pied ou au sol.

Localisation de la mangeoire : près d’un bosquet et si possible à l’abri de la neige.

Abreuvoir : rarement vu à l’abreuvoir d’hiver.

 

            Les premiers juncos nous arrivent dès septembre mais c’est en à la mi-octobre que le fort de la migration se produit. En leur procurant des aliments de choix, je réussis toujours à en séduire une dizaine pour passer l’hiver avec nous. Ces oiseaux ne craignent pas le froid mais pour le combattre, il leur faut une nourriture riche en énergie et une alimentation constante. Les vers, le pain d’oiseaux et les amandes sont d’excellents compléments aux graines. Il faut également que leur nourriture soit disponible en tout temps. Je n’attends donc pas que la dernière graine soit décortiquée ou leur bouchon de pain d’oiseaux vide avant de leur offrir une nouvelle ration. Chaque matin, je récupère les restes de leurs plateaux qui seront transférés sur ceux des tourterelles, puis une bonne quantité de millet et alpiste est à nouveau étendue. Tout comme les autres espèces, ils apprennent vite où ils peuvent se nourrir et je me fais un devoir de ne pas les décevoir car je ne les retiens pas longtemps si je les nourris de façon sporadique.

 


 
 
 
 
 
 
 

 
Juncos ardoisés à leur
 plateau de sol
 

 
    









Plateau à l’abri de la neige.
 Les taxus pour lieu de refuge












Junco un ver au bec




   
Comme ce sont des oiseaux qui se nourrissent au sol, on ne les voit pratiquement jamais aux mangeoires suspendues. Par contre, ils visitent toutes formes de plateaux et il est bon d’en présenter plusieurs. Pour leur permettre de manger en toute quiétude sans être chassés par les tourterelles, il est bon d’en grillager un certain nombre.

    Ce sont de petits batailleurs qui tolèrent très difficilement un congénère de trop près. Avec plusieurs sources d’approvisionnement, on augmente nos chances d’en voir hiverner un certain nombre chez-nous. Lorsqu’ils sont chassés d’un plateau, ils peuvent alors aller se nourrir à un autre. Ils sont souvent en compétition avec le Bruant hudsonien et je les ai rarement vu gagner la bataille, de là l’importance de nourrir à plusieurs endroits. Même s’ils semblent allergiques à la proximité d’un des leurs, il n'en demeure pas moins qu’ils restent en groupe tout en faisant la ronde pour aller s’alimenter. La venue d’une autre espèce ne fera que les déplacer vers un autre poste d’alimentation.

 






 Junco avec une amande
 
 






Junco dans le ruisseau
















Junco au plateau sur pied













    À l’automne et au printemps, les juncos passent de longs moments à se baigner et s’abreuver dans notre petit ruisseau artificiel. Dès qu’on le ferme pour l’hiver, ils se contenteront de la neige et bouderont notre abreuvoir d’hiver.

   C’est avec regret qu’un beau matin de printemps nous constatons leur départ.

 

dimanche 1 février 2015

Un assidu au Jardin ailé en hiver



Je vous présente le portrait d'un petit bruant qui fait la joie de notre jardin en hiver.

 Le Bruant hudsonien

 

                Présence : De novembre à mai

                   Arrivée la plus précoce : 28 octobre

                   Départ le plus tardif : 10 mai

Sa nourriture préférée : Millet blanc, alpiste, pain d’oiseaux, vers de farine,  maïs concassé

Type de mangeoire : plateau de sol ou sur pied

Localisation de la mangeoire : près d’un bosquet ou arbuste et protégé de la neige le plus     possible

Abreuvoir : occasionnellement

  Le Bruant hudsonien est un oiseau qui s’accommode très bien de nos températures hivernales. Il ne nous arrive guère avant les premiers flocons de neige. Là où il trouve une nourriture appropriée et constante, il établit ses quartiers d’hiver. Nous en hébergeons parfois plus d’une vingtaine au "Jardin ailé".

      Ce sont des petits oiseaux qui font face à la plupart des espèces de leur taille pour défendre leur butin. Ils se disputent régulièrement entre eux. Ils sont souvent plusieurs sur un même plateau mais une certaine distance doit les séparer les uns des autres sans quoi le plus fanfaron fera déguerpir celui qui s’approchera de trop près. Il accepte facilement de se mêler à certaines  espèces comme les chardonnerets, les sizerins, les plectrophanes et même les tourterelles. Par contre, dans un espace clos comme un cube grillagé ou une mangeoire fermée de trois côtés, il est très agressif et n’accepte pas le partage.

       


 Bruants hudsoniens et junco sur un plateau destiné aux plectrophanes 











    
Bruants hudsoniens côtoyant
les plectrophanes au plateau.












     Très matinal, bien avant l’aurore, il se présente aux mangeoires le premier et c’est également lui qui quitte le dernier, au moment où la noirceur s’installe. Tout au long de la journée il fera de nombreuses visites aux différents plateaux spécialement en matinée, sur le coup du midi et au coucher du soleil. Quant aux autres moments, il les passera à fouiner dans les buissons ou sur une branche à digérer son repas en compagnie de ses congénères.

     Par mauvais temps,  il sait très bien où il peut s’alimenter. Avec de nombreux coups de pattes rapides, il écartera la neige pour atteindre sa nourriture. Parfois, on le voit presque à demi enfoui retirer une à une les graines récupérées du plateau. Lorsque la neige devient trop épaisse, c’est dans une mangeoire fermée de trois côtés ou sur les plateaux sous notre avant couverture qu’il passera une partie de la journée. Un des seuls moments où il acceptera de partager avec les siens.

   Bruant hudsonien avec un ver de farine au bec dans un cube grillagé

 

 

 


Bruant hudsonien chassant un congénère d’une mangeoire fermée de trois côtés








Bruants hudsoniens déplaçant la neige pour trouver leurs graines









 




Une fois habitué à ses mangeoires le Bruant hudsonien tolère très bien notre proximité. On peut l’observer de très près à la condition d’avoir une fenêtre qui nous sépare. Malgré toute l’attention que nous lui portons et la nourriture que nous lui offrons, une fois le printemps venu, d’instinct il suivra le trajet de ses ancêtres pour regagner son aire de nidification.  Nous espérons que ses souvenirs le guideront à nouveau vers notre jardin à la prochaine saison froide.

 

 

 

 

 

 

jeudi 22 janvier 2015

Retour de vacances

Mes lecteurs ont certainement constaté mon absence en décembre. J'ai fait une petite escapade en Floride et il m'a été impossible d'écrire sur mon blog. Me voilà donc de retour.

Depuis notre arrivée un petit Bruant à couronne blanche vient quotidiennement chercher sa pitance. Pourquoi n'a t-il pas migré? Il semble avoir un petit problème à une patte comme s'il ne pouvait ouvrir ses doigts. Ce n'est pas ce qui l'empêche d'être très vigoureux.



Comme prévu, quelques sizerins ont trouvé nos mangeoires. Graduellement, le nombre augmente.
Aujourd'hui 14 espèces se sont présentées dont 18 Geais bleus. Il m'a fallu grillager certains plateaux car ces derniers ne laissaient aucune place aux petits juncos, Bruants hudsonien et Cardinal rouge.

Conseil:
     Si vous songez à offrir des vers de farine ce printemps, il est temps de partir votre élevage. Ce n'est pas exigeant et sans danger. Ces insectes ne volent pas et ils ne peuvent grimper sur une paroi lisse. Donc du son de blé qu'on peut se procurer facilement dans un magasin d'alimentation ou dans une meunerie et une centaine de vers de farine qu'on peut se procurer dans une animalerie et le tour est joué.
On place environ 2 pouces de son de blé dans un contenant de plastique (j'aime bien les chaudières) et on y dépose les vers. Puis pour leur fournir l'humidité nécessaire, on ajoute une demie patate. Graduellement les vers se transformeront en nymphes puis en ténébrions. Ces derniers pondront des milliers d'œufs  qui deviendront des vers.

Ceci est mon élevage en période estivale. Remarquez que les chaudières sont sans couvercle.

mardi 18 novembre 2014

Des graines qui valent leur pesant d'or

Depuis deux jours, les chardonnerets nous sont revenus en force. Près d'une cinquantaine viennent picorer parmi les graines récupérées l'été dernier de nos ramasse-graines. Même si nous leur offrons des graines toutes fraiches dans nos mangeoires suspendues, ils préfèrent de beaucoup s'alimenter parmi ce tournesol récupéré que nous étalons sur des plateaux. Faut dire que les plateaux ont toujours eu la préférence des oiseaux également. Depuis le début de septembre, les oiseaux ont consommé à peine 10% de graines fraiches alors que 90% de leur alimentation provenait de ces résidus. Même si la fonction première du ramasse-graines est de prévenir les problèmes avec les non conviés, il n'est pas négligeable de penser à l'économie que l'on fait à récupérer ces graines.

Chardonnerets dans ces résidus de graines
 

                                          Qui pourrait penser que ces graines ont été rejetées l'été dernier?

Les chardonnerets ne sont pas les seuls à visiter ces plateaux. Sitelles, Bruants hudsoniens, Bruants à gorge blanche, juncos, mésanges, Cardinaux rouges, geais, tourterelles, pics, etc. fréquentent assidûment ces postes d'alimentation.








Sitelle à poitrine blanche
à la recherche d'une graine
pouvant l'intéresser














Bruant hudsonien à la recherche de fragments de tournesol ou de graines de millet ou alpiste que j'incorpore l'hiver expressément pour eux et les juncos.


                                                                             


 Notre petit Troglodyte de Caroline est toujours avec nous. Ce sont cependant le gras et les vers de farine qui l'attirent. Il est au Jardin ailé depuis plus de 2 mois et avec la première neige, il se présente plusieurs fois par jour à son plat d'alimentation.

Troglodyte photographié de l'intérieur
 
 
Note:
 La présence de sizerins n'a pas encore été noté chez nous mais nous devrions voir leur apparition très bientôt. Si le tout se passe comme par les années passées, ils devraient éclipser la majorité des chardonnerets dès que leur nombre deviendra important. Nous croyons que ce sera une année à sizerins puisqu'ils étaient absents l'an dernier et leur visite se concrétise normalement aux deux ans.